7 faits saillants sur l’arthrite

L’arthrite est actuellement l’un des problèmes de santé les plus urgents à traiter au pays. Découvrez sept points marquants sur cette affection chronique.

1. Une affection courante

Selon les plus récentes données sur la santé de Statistique Canada, l’arthrite représente la maladie chronique la plus répandue au pays. Elle touche environ 20 % de la population canadienne, soit six millions de personnes. Cela dit, l’arthrose s’avère la forme d’arthrite la plus fréquente. Plus de quatre millions de Canadiens en souffrent, un total plus élevé que tous les autres types d’arthrite combinés.

2. Une maladie en hausse

L’arthrite constitue un problème de santé grave qui ne cesse de croître au pays. On s’attend en effet à ce que le nombre de personnes atteintes d’arthrite au Canada augmente d’environ 50 % (soit de trois millions), pour atteindre les neuf millions d’ici 2040. Cette hausse serait notamment liée au vieillissement de la population, à l’accroissement de la sédentarité, à l’augmentation de l’obésité et à l’allongement de l’espérance de vie.

3. Des répercussions sur la santé générale

Les Canadiens atteints d’arthrite s’avèrent quatre fois plus susceptibles que les personnes non arthritiques de souffrir d’autres problèmes de santé chroniques. De fait, plus de 75 % d’entre eux composent avec au moins une autre maladie chronique tels les problèmes de dos, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète ou la maladie cardiaque. Malheureusement, la coexistence de ces conditions peut réduire la capacité des personnes à surmonter les obstacles dressés par l’arthrite.

4. Des problèmes de mobilité fréquents

L’arthrite est associée à de graves incapacités. Comme les articulations peuvent être considérablement affectées chez les personnes atteintes, leur mobilité s’en trouve grandement diminuée, ce qui entraîne des difficultés à accomplir les activités de la vie quotidienne. Ainsi, les Canadiens souffrant d’arthrite s’avèrent cinq fois plus enclins à éprouver des problèmes de mobilité tels des difficultés à marcher, à monter des marches, à laver la vaisselle, à passer l’aspirateur, à se doucher ou à s’habiller.

5. La cause principale d’incapacité de travail

L’arthrite est la principale cause d’incapacité de travail à long terme au Canada. La douleur arthritique et la mobilité réduite peuvent en effet rendre difficile, voire impossible, d’effectuer un travail statique (assis ou debout) ou physiquement exigeant. Plus de la moitié des personnes atteintes d’arthrite déclarent ne pas faire partie de la population active, contre moins d’un quart des personnes qui ne vivent pas avec cette maladie. Ce faible pourcentage de participation dans le marché du travail s’observe même chez les jeunes adultes affectés par la maladie.

6. Des coûts indirects importants

L’arthrite entraîne des coûts indirects élevés — qui sont notamment attribuables à l’incapacité à long terme et à la perte de productivité. Au Canada, les coûts indirects de l’arthrose et de la polyarthrite rhumatoïde se chiffrent à plus de 8,8 milliards de dollars par année. Les coûts annuels de ces deux conditions grimpent même à 19,4 milliards de dollars si l’on inclut les pertes de bien-être que l’on appelle aussi les coûts intangibles.

7. Un plus grand recours aux soins de santé

L’arthrite constitue l’une des principales causes de recours aux services de soins de santé. Les personnes atteintes de cette maladie chronique se révèlent près de deux fois plus susceptibles de passer une nuit à l’hôpital. Elles s’avèrent également plus enclines que les non-arthritiques à consulter un médecin ou un spécialiste. Par exemple, 44 % d’entre elles ont consulté au moins quatre fois un médecin de premier recours dans la même année.

Sources :

Rapport national sur La place de l’arthrite au Canada (août 2019) préparé par le Service communautaire de recherche et d’évaluation sur l’arthrite (ACREU) pour le compte de la Société de l’arthrite

Feuille de route pour répondre aux enjeux des coûts indirects des maladies rhumatismales (Rapport final, février 2018)

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