Géorgie

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L’ancien président et leader de l’opposition géorgienne, Mikheil Saakachvili, a mis fin samedi à ses 50 jours grève de la faim en détention, après avoir été transféré dans un hôpital militaire, grève qu’il avait entamée pour protester contre son incarcération à son retour à Tbilissi après des années d’exil en Ukraine. (AFP)

Libye

Les candidatures du fils Kadhafi et de Haftar sèment l'émoi

Des centaines de Libyens ont manifesté dans la capitale, Tripoli, et à Misrata vendredi pour dénoncer la participation à l’élection présidentielle de Seif al-Islam Kadhafi, fils cadet de l’ex-dictateur Mouammar Kadhafi, et du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est. Certains ont piétiné les portraits barrés d’une croix rouge de ceux qu'ils qualifiaient de « criminels de guerre ». Mardi, le maréchal Haftar s’est porté candidat, deux jours après Seif al-Islam Kadhafi, recherché par la Cour pénale internationale pour des accusations de « crimes contre l’humanité ». Khaled el-Mechri, président du Haut Conseil d’État (HCE), équivalant du Sénat, a annoncé boycotter ces élections. Il est prévu qu'elles se tiennent le 24 décembre, suivies par les législatives un mois plus tard, après la décision du Parlement en octobre de dissocier les deux scrutins. 

— Agence France-Presse 

Londres veut classer le Hamas comme organisation terroriste

Le gouvernement britannique a annoncé vendredi son intention de classer comme organisation terroriste le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza. Jusqu’ici, seule la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, était interdite au Royaume-Uni, alors que le mouvement islamiste est déjà sur la liste noire des organisations terroristes des États-Unis et de l’Union européenne. Si cette interdiction prend effet à l’issue d’un débat prévu au Parlement la semaine prochaine, être membre du Hamas ou en faire la promotion sera passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans d’emprisonnement, a précisé le Home Office. « Le Hamas a des capacités terroristes significatives, dont un accès à un arsenal étendu et sophistiqué », a indiqué la ministre de l’Intérieur, Priti Patel, sur Twitter. Elle estime que son interdiction était nécessaire pour protéger la communauté juive. Le premier ministre d’Israël, Naftali Bennett, a salué sur Twitter cette décision, qualifiant le Hamas de « groupe islamique radical qui cible d’innocents Israéliens et cherche à détruire Israël ». Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, quant à lui y voit un « crime contre [le] peuple palestinien » et la « condamnation des luttes légitimes des peuples libres contre le colonialisme ».

— Agence France-Presse

Côte d’Ivoire

Les forces de sécurité visées par une enquête sur des viols

Une enquête a été ouverte en Côte d’Ivoire concernant des viols qui auraient été commis par des membres des forces de sécurité lors d’une opération de lutte contre des sites d’orpaillage illégal dans le nord-est du pays, a-t-on appris vendredi de sources politique et proche du dossier. Les faits auraient été commis en début de semaine dans le village de Lagbo, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, près du Burkina Faso. Selon Noufé Sansan, député de la circonscription de Doropo qui englobe Lagbo, cinq femmes ont été violées, « trois ont accepté de porter plainte et deux ont fui le village de honte ». Une source proche du dossier a confirmé à l’AFP que les faits étaient « avérés » et qu’une « enquête approfondie » était ouverte. Le procureur de Bouna, la grande ville du Nord-Est ivoirien s’est rendu sur place vendredi pour enquêter, a-t-on appris de sources concordantes. Début juin, la Côte d’Ivoire a créé un Groupement spécial de répression de l’orpaillage illégal composé de 460 gendarmes et 100 agents des Eaux et Forêts.

— Agence France-Presse

Ukraine

Un soldat tué par des séparatistes prorusses

Un soldat ukrainien a été tué vendredi par des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, a annoncé l’armée ukrainienne, sur fond de tensions géopolitiques aux frontières de cette ex-république soviétique. L’Ukraine est en conflit depuis 2014 avec des séparatistes prorusses. Cette guerre, qui avait éclaté peu après l’annexion de la Crimée par Moscou, a fait plus de 13 000 morts à ce jour. Dans un communiqué publié sur Facebook, l’armée ukrainienne a accusé vendredi les séparatistes d’avoir procédé à des tirs d’artillerie et de mortiers contre les positions des forces de Kiev. « Un militaire a été mortellement blessé », précise le communiqué. Kiev a annoncé jeudi avoir demandé des livraisons d’armes à ses alliés occidentaux qui avaient dénoncé ces derniers jours un renforcement de troupes russes aux frontières orientales de l’Ukraine. La Russie a déjà mené au printemps 2021 des manœuvres militaires de grande ampleur près de l’Ukraine, suscitant la crainte d’une invasion.  

— Agence France-Presse

COP26

Greta Thunberg dénonce les trajets en avion de Boris Johnson

La militante pour le climat Greta Thunberg a dénoncé vendredi les voyages du premier ministre britannique Boris Johnson à bord d’un avion affrété par le gouvernement lors de la COP26 organisée chez lui à Glasgow, et a qualifié d’« hypocrite » le comportement des dirigeants mondiaux. « La crise climatique n’est évidemment pas causée par les jets privés, mais il est un peu hypocrite […] que des dirigeants mondiaux vivant très près, par exemple Boris Johnson, soient arrivés à Glasgow en jet privé alors qu’ils tentent de résoudre la crise climatique », a-t-elle déclaré. Venu directement à Glasgow de la réunion du G20 à Rome fin octobre, Boris Johnson avait rallié l’Écosse, où s’est tenue jusqu’au 12 novembre la conférence mondiale sur le climat, à bord d’un avion affrété par le gouvernement britannique. Il a également pris cet avion pour rentrer à Londres, moyen de transport bien plus polluant que le train. Le dirigeant conservateur utilisera ensuite ce dernier transport pour retourner à la conférence.

— Agence France-Presse

Sécheresse en Somalie

La situation s’aggrave pour 2 millions de personnes

Nairobi — L’ONU s’inquiète de « l’aggravation rapide » de la sécheresse en Somalie, où 2,3 millions de personnes font d’ores et déjà face à de sérieuses pénuries d’eau et de nourriture qui pourraient empirer avec une probable quatrième saison d’affilée de faibles précipitations.

« Environ 2,3 millions de personnes dans 57 des 74 districts » du pays vivent avec « de graves pénuries d’eau, de nourriture et de pâturages, car les réservoirs d’eau et les puits se sont asséchés », affirme le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU dans un communiqué publié jeudi.

La Corne de l’Afrique est « à la veille d’une quatrième saison des pluies défaillante de suite », prévient l’ONU.

La situation désastreuse actuelle a déjà contraint près de 100 000 personnes à fuir leurs maisons à la recherche de nourriture, d’eau et de pâturages pour leur bétail, indique l’agence onusienne.

Changements climatiques

Ces dernières années, les catastrophes naturelles – plus que les conflits – ont été le principal facteur de déplacements de population en Somalie, pays en proie à la violence et l’instabilité politiques, et qui figure parmi les plus vulnérables aux changements climatiques.

« Toutes les conditions sont réunies » pour une détérioration rapide de la situation, met en garde Adam Abdelmoula, le coordinateur humanitaire de l’ONU dans le pays, soulignant que « les personnes touchées ont déjà enduré des décennies de conflits, de chocs climatiques et d’épidémies ».

« La situation est grave », affirme également la ministre somalienne des Affaires humanitaires et de la gestion des catastrophes, Khadija Diriye, dans le communiqué.

« Les familles perdent leur bétail, moyen de subsistance essentiel en Somalie, et pourraient mourir de faim dans les mois à venir », souligne-t-elle, se disant « particulièrement inquiète pour les enfants, les femmes, les personnes âgées et les personnes handicapées ».

Dans l’est de l’Afrique, le manque de pluies et des inondations ont largement perturbé les récoltes et également affecté les communautés dépendantes de l’élevage, notamment au Kenya et au Soudan du Sud.

Les inondations qui ont frappé le Soudan du Sud ont été parmi les pires qu’ont connues certaines régions du pays depuis 1962, a affirmé le mois dernier l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, imputant ces pluies torrentielles aux changements climatiques.

— Agence France-Presse

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