Les clients de la Nationale pourront prêter leurs actions

Prêter les actions et fonds négociés en Bourse entièrement payés que vous détenez peut générer un revenu supplémentaire. Et un premier courtier direct lié à une banque au pays vous invite à le faire.

Banque Nationale Courtage direct lance officiellement ce lundi un programme en ce sens qui permet ainsi de « bonifier le rendement de son portefeuille sans effort supplémentaire ».

Pour participer sans frais à ce programme permettant de prêter ses titres en retour de 50 % des commissions de prêt perçues, un client doit simplement y adhérer en accordant son autorisation.

Beaucoup d’institutions offrent de prêter leurs titres – des sociétés de fonds communs de placement, par exemple –, dit Claude-Frédéric Robert, président de Banque Nationale Courtage direct.

« On a voulu voir comment on pouvait offrir aux investisseurs autonomes cette source de revenus historiquement surtout réservée aux investisseurs institutionnels. »

La somme que le client touchera en commission dépendra des conditions du marché.

« Les taux peuvent varier tous les jours », dit Claude-Frédéric Robert. « Est-ce que ce sera des positions faciles ou difficiles à emprunter qui seront dans le compte du client ? Il est très difficile de prédire le revenu qui sera réalisé. Ça peut varier de moins de 1 % à 15 %, ou même plus dans certains cas », dit-il.

« Ce qui est intéressant, c’est que le client n’a rien à faire. Une fois qu’il accorde son autorisation, si les positions qu’il détient sont en demande dans le marché, elles seront prêtées. À la fin du mois, le client obtiendra les détails de ses positions prêtées et le taux d’intérêt dont il aura bénéficié chaque jour. »

– Claude-Frédéric Robert

Un client ayant des titres dans son compte sur marge ou son compte comptant peut s’inscrire à ce programme. L’initiative est cependant pour l’instant uniquement offerte aux clients détenant plus de 100 000 $ en actifs dans un compte non enregistré.

« La raison est simple, dit Claude-Frédéric Robert. On veut tester l’engouement de ce service auprès de nos clients et c’est beaucoup plus facile d’expliquer un programme comme celui-ci à des investisseurs aguerris. L’objectif est toutefois de l’offrir à tous les clients dans un avenir assez rapproché. »

Titres garantis

Pour assurer la tranquillité d’esprit de la clientèle, Banque Nationale Courtage direct assure que tant qu’ils sont prêtés, les titres des clients sont garantis par la société de fiducie Natcan.

Au cours d’une séance boursière, les courtiers empruntent et prêtent des titres à des investisseurs pour différentes raisons (vente à découvert, stratégies de couverture, occasions d’arbitrage). Les courtiers facturent ensuite aux investisseurs des frais d’emprunt qui peuvent varier selon la disponibilité et la demande pour ces titres.

Claude-Frédéric Robert affirme que Banque Nationale Courtage direct est le premier courtier associé à une banque à offrir un tel service au pays. « Le seul autre courtier qui l’offre au Canada est Interactive Brokers », dit-il.

Le dirigeant ne cache pas que l’objectif est de continuer à bonifier l’offre de services et de gagner des parts de marché.

Une centaine de clients sont déjà inscrits au programme, indique Claude-Frédéric Robert. Le service leur a été offert sur invitation pour permettre à l’organisation de s’assurer que tout fonctionnait bien avant de l’offrir de façon officielle.

Banque Nationale Courtage direct lance son programme aujourd’hui parce qu’elle souhaitait le faire durant une période « moins occupée » sur le plan du courtage afin de ne pas embourber son service à la clientèle.

Les mois de mai, juin, juillet et août sont généralement plus tranquilles en ce qui concerne l’engouement pour le courtage en ligne, souligne Claude-Frédéric Robert.

Banque Nationale Courtage direct avait été l’été passé le premier courtier affilié à une grande banque canadienne à offrir la tarification à 0 $ de commission sur les actions et fonds négociés en Bourse pour toute transaction effectuée en ligne sur les marchés canadiens et américains.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.