Emploi américain, VIA Rail, catastrophes naturelles et British Airways

D’autres nouvelles économiques de la dernière journée

Ralentissement du marché de l’emploi aux États-Unis

Le nombre de postes vacants aux États-Unis a reculé en juin et est inférieur à 11 millions pour la première fois en sept mois, signe que le marché de l’emploi commence à ralentir, malgré des démissions toujours massives. Ce sont ainsi 10,7 millions d’emplois qui étaient à pourvoir à la fin de juin, selon les données du bureau des statistiques (BLS) publiées mardi, contre 11,3 millions à la fin de mai. C’est la première fois depuis novembre 2021 qu’il y a moins de 11 millions d’offres d’emploi à pourvoir aux États-Unis, « un signe avant-coureur d’un ralentissement du marché du travail », a indiqué sur Twitter Julia Pollak, économiste en chef pour ZipRecruiter. Les employeurs américains font face à une pénurie de main-d’œuvre depuis un an et demi, ne parvenant pas à recruter, et le nombre de postes vacants a atteint en mars dernier le record de 11,9 millions. Un ralentissement du marché du travail est cependant souhaité, car il est une condition importante pour que les prix cessent de grimper.

– Agence France-Presse

Nouvelle convention collective chez VIA Rail

Les membres de la section locale 100 et du Conseil national 4000 d’Unifor ont voté en faveur d’une nouvelle entente de trois ans avec VIA Rail qui permettra aux travailleurs d’obtenir de meilleurs salaires et de meilleurs avantages sociaux. Une entente de principe avait été conclue le 11 juillet dernier, juste avant la date limite à laquelle quelque 2400 travailleurs auraient pu déclencher une grève. La convention collective étant maintenant ratifiée, les salaires augmenteront de 5,5 % rétroactivement au 1er janvier 2022, puis de 3,5 % et de 2,5 % les années suivantes. En outre, les métiers spécialisés bénéficieront d’un ajustement immédiat de 125 $ à compter du 1er janvier 2022 et d’un ajustement supplémentaire de 75 cents à compter du 1er janvier 2023. La secrétaire-trésorière nationale d’Unifor, Lana Payne, a félicité les comités de négociation dans un communiqué de presse, affirmant qu’ils ont fait preuve de « principes et d’intelligence dans leurs revendications ».

– La Presse Canadienne

Catastrophes naturelles : 72 milliards US de perte

Les inondations et tempêtes dans le monde ont pesé sur la facture des assureurs au premier semestre, les pertes économiques engendrées par les catastrophes naturelles se chiffrant à 72 milliards US, selon une estimation de Swiss Re, publiée mardi. Si ce chiffre est inférieur à celui du premier semestre 2021, durant lequel les pertes économiques au niveau mondial avaient atteint 91 milliards US, le groupe suisse qui fait office d’assureur pour les assureurs n’en a pas moins mis en évidence le poids grandissant des désastres dits secondaires, de plus en plus coûteux, entre les inondations en Australie, les tempêtes hivernales de février en Europe ou encore les tempêtes de grêle en France. En ajoutant les désastres générés par l’humain comme les accidents industriels, les pertes économiques issues de catastrophes naturelles et de sinistres ont atteint 75 milliards US au premier semestre, contre 95 milliards US sur la première moitié de 2021, a chiffré le réassureur.

– Agence France-Presse

British Airways suspend les ventes de billets

British Airways, qui peine à suivre la reprise du trafic et qui a déjà allégé son programme de vols à cause notamment de pénuries de personnel, a suspendu jusqu’à lundi au moins les ventes de billets pour ses vols courts à l’aéroport londonien d’Heathrow. « Nous avons décidé de prendre une mesure responsable » alors que « l’ensemble de l’industrie de l’aviation » est aux prises avec les défis du redémarrage de la demande, a justifié British Airways mardi. British Airways avait déjà depuis des mois un programme de vol réduit et avait en outre annoncé au début de juillet devoir annuler 10 300 vols supplémentaires d’ici fin d’octobre, portant à 13 % la réduction de ses services pendant la saison estivale. Des problèmes de main-d’œuvre perturbent aussi l’aéroport londonien d’Heathrow, sa base, qui a limité le nombre de passagers au départ à 100 000 par jour, soit 4000 de moins que ses prévisions.

– Agence France-Presse

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