Actualités économiques

Pénuries mondiales, émissions de méthane et PME

Quelques nouvelles du jour

FMI et G20 s’attaquent au problème mondial des pénuries de produits

L’économie mondiale compose depuis des mois avec des engorgements sur les chaînes logistiques qui alimentent l’inflation et menacent la croissance, problématique au cœur des réunions du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et des G20 et G7 Finances à Washington mercredi. Les problèmes d’approvisionnement, provoqués par un surcroît de demande de transport logistique avec la reprise post-pandémie combinée à des pénuries de main-d’œuvre, touchent de nombreux pays dans le monde et ont conduit le FMI à réviser à la baisse les prévisions de croissance des États-Unis, de la Chine, de l’Allemagne et du Royaume-Uni. « Les goulots d’étranglement sur les matières premières, les semi-conducteurs et les difficultés de recrutement sur le marché du travail » vont peser sur la dynamique de croissance « dans les mois et les années qui viennent », a estimé le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, soulignant que ce sujet était une des préoccupations majeures des réunions cette semaine dans la capitale américaine. Le chancelier de l’Échiquier britannique, Rishi Sunak, a, lui, appelé le G7 Finances, dont il tient la présidence jusqu’à la fin de l’année, à une action mondiale face à cette crise.

— Agence France-Presse

Le Canada double sa cible de réduction des émissions de méthane

Le Canada hausse de près du double sa cible de réduction des émissions de méthane dans l’industrie du gaz et du pétrole. Le gouvernement fédéral s’apprête à signer un nouvel accord mondial lors du sommet sur le climat prévu le mois prochain en Écosse. Les États-Unis et l’Europe font pression pour l’adoption d’un engagement mondial sur le méthane dans lequel les États promettent de réduire leurs émissions de 30 %, sous le niveau de 2020, d’ici 2030. Mais cette unique cible n’est pas suffisante aux yeux de l’Agence internationale de l’énergie, qui a rappelé le mois dernier que les émissions de méthane provenant de l’industrie pétrolière et gazière seulement devaient être réduites de 75 % par rapport aux niveaux de 2012 d’ici la fin des années 2020. Cette semaine, le Canada est devenu le premier et le seul pays du monde à s’engager à atteindre ces deux cibles. Les industries pétrolière et gazière, ainsi que les raffineries, sont responsables de plus des deux cinquièmes des émissions de méthane au pays. L’élevage de bétail et les sites d’enfouissement sont respectivement responsables d’environ un quart des émissions de méthane.

— La Presse Canadienne

Un premier bénéfice pour Delta Airlines depuis la pandémie

La compagnie aérienne américaine Delta Airlines a annoncé mercredi avoir dégagé un bénéfice au troisième trimestre, mais a prévenu que les prix élevés du carburant pourraient peser sur son bilan d’ici à la fin de l’année. De juillet à septembre, l’entreprise a réalisé un bénéfice net de 1,2 milliard (soit 1,89 $ par action). C’est moins que les 1,5 milliard réalisés à la même période en 2019, avant le début de la pandémie. Le trimestre « a marqué une étape importante de notre redressement avec notre premier bénéfice trimestriel depuis le début de la pandémie », a réagi dans un communiqué Ed Bastian, patron de Delta. La compagnie avait en réalité déjà enregistré un bénéfice net au trimestre précédent grâce au versement d’aides du gouvernement américain, mais elle continuait à perdre de l’argent dans ses opérations. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, référence à Wall Street, le profit sur le trimestre est de 30 cents, mieux que les 17 cents prévus par les analystes. Le chiffre d’affaires s’est lui établi à 9,15 milliards, au-dessus des 8,4 milliards attendus par le marché. Delta s’alarme en revanche de l’impact que pourrait avoir la montée des prix de l’essence sur ses prochains résultats. Delta estime que le prix du gallon de carburant pour ses avions devrait s’établir dans une fourchette comprise entre 2,25 et 2,40 $, davantage que la moyenne de 1,94 $ constatée entre juillet et septembre. Les cours du pétrole évoluent actuellement à des niveaux plus vus depuis plusieurs années dans un marché affecté par une offre insuffisante et une très forte demande.

— Agence France-Presse

Une majorité de PME se montrent optimistes

La grande majorité des petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes sont optimistes quant à leur croissance post-pandémique, révèlent les résultats d’un sondage réalisé par le cabinet d’audit KPMG. Pas moins de 92 % des PME se sont dites convaincues d’avoir les bonnes stratégies pour surmonter les obstacles à court terme et faire croître leur entreprise au cours des trois prochaines années. L’enquête a révélé que les problèmes liés au marché du travail, à la chaîne d’approvisionnement et à la cybersécurité dans un monde de plus en plus numérique étaient les principales préoccupations des PME à court terme. Selon la cheffe nationale de KPMG Entreprise, Mary Jo Fedy, les efforts de numérisation sont une stratégie importante que les entreprises utilisent pour assurer leur croissance. L’enquête a révélé que 85 % des entreprises investissaient beaucoup plus dans la mise en œuvre de nouvelles technologies et que plus de la moitié des entreprises accordaient la priorité à ces investissements technologiques. Mme Fedy a souligné que les investissements numériques permettraient aux entreprises de fonctionner plus efficacement et de réduire les erreurs humaines, et au personnel d’effectuer un travail plus significatif. « Les 18 derniers mois ont nettement montré que le passage au numérique [était] un facteur de réussite essentiel », a affirmé Mme Fedy.

— Agence France-Presse

L’inflation atteint 5,4 % aux États-Unis

Les consommateurs américains ont dû ouvrir plus grand leur porte-monnaie en septembre, la hausse des prix étant repartie de plus belle, ce qui ravive les inquiétudes sur l’inflation au moment où les dirigeants internationaux se penchent sur les problèmes d’approvisionnement. Après deux mois de modération, l’inflation a de nouveau accéléré en septembre, à 0,4 % sur un mois, contre 0,3 % en août, selon l’indice des prix à la consommation publié mercredi par le département du Travail. Plus de la moitié de cette hausse est due à l’alimentation et au logement, souligne le communiqué. Une part importante vient aussi de l’énergie. Et par rapport à septembre 2020, la hausse des prix est de 5,4 %, contre 5,3 % entre août 2020 et août 2021. Ce rebond ravive les inquiétudes sur une flambée des prix plus tenace que prévu, alors que le retour à 2 % d’inflation annuelle, niveau jugé optimal, semble s’éloigner mois après mois. Le FMI anticipe un recul des prix de l’énergie à partir de la fin du premier trimestre 2022, et table, sur le plan mondial, sur un pic d’inflation fin 2021, avant une stabilisation d’ici le milieu de l’année prochaine.

— Agence France-Presse

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