Salaire minimum, Netflix, confiance, inflation et banques américaines

Quelques nouvelles économiques du jour

Le salaire minimum passera à 14,25 $ le 1er mai

Le salaire minimum au Québec passera de 13,50 $ à 14,25 $ l’heure à compter du 1er mai. La hausse concerne environ 301 000 travailleurs, dont 166 000 travailleuses, dans des secteurs comme le commerce de détail et la restauration. Pour les employés à pourboire, le salaire minimum passera de 10,80 $ à 11,40 $. Le ministère du Travail a indiqué qu’il respectait ainsi sa cible de maintenir le salaire minimum à environ 50 % du salaire horaire moyen. Celui-ci serait de 28,47 $, selon les prévisions. Les grandes organisations syndicales, qui revendiquaient depuis quelques années de porter le salaire minimum à 15 $, ont depuis haussé leur demande à 18 $ l’heure. Elles soutiennent qu’un taux de 18 $ l’heure représente un minimum pour vivre dignement. L’Ontario a porté son salaire minimum à 15 $ l’heure, le 1er janvier dernier.

— La Presse Canadienne

Netflix augmente ses prix

Netflix augmente les prix pour les clients de sa plateforme aux États-Unis et au Canada, moins d’un an et demi après sa dernière hausse de tarifs, alors que la concurrence des autres services de vidéo sur demande augmente. Au Canada, le tarif du forfait standard passe de 14,99 $ à 16,49 $, tandis que le plan premium coûtera 20,99 $ au lieu de 18,99 $. Seul le prix du service de base demeure à 9,99 $. La hausse des prix est entrée en vigueur vendredi. La société établie à Los Gatos, en Californie, informera les clients par courriel et dans l’application avant que le nouveau tarif ne leur soit facturé. Netflix avait déjà augmenté ses prix au Canada en octobre 2020, avec une hausse de 1 $ pour le forfait standard et de 2 $ pour le premium. De plus, en juillet dernier, l’entreprise a ajouté les frais de TPS/TVH à ses factures. Les hausses de prix deviennent de plus en plus une caractéristique régulière de Netflix, qui fait face à la saturation du marché américain. Sur ses 213,5 millions d’abonnés, quelque 74 millions se trouvent aux États-Unis et au Canada.

— Associated Press

L’inflation ébranle la confiance des Américains

La confiance des consommateurs américains s’est légèrement dégradée en janvier, entamée par la propagation du variant Omicron et les préoccupations liées à l’inflation, selon l’estimation préliminaire de l’Université du Michigan publiée vendredi. L’indice mesurant cette confiance s’est établi à 68,8 points contre 70,6 points en décembre, en repli de 2,5 %. Les économistes tablaient en moyenne sur un recul à 70 points, selon Reuters. « Début janvier, les trois quarts des consommateurs considéraient l’inflation comme le problème le plus grave auquel le pays devait faire face, avant le chômage », indique l’économiste de l’enquête, Richard Curtin. Interrogés sur l’état de leurs finances, 33 % des sondés se disent moins à l’aise financièrement qu’il y a un an, « le pire taux depuis 2014 », souligne l’enquête. La moitié des foyers (48 %) « s’attendent à ce que l’inflation rogne toute augmentation de salaire, conduisant à une perte de revenus réels ».

— Agence France-Presse

Un responsable de la Fed voit l’inflation reculer à 2,5 %

La hausse des prix devrait ralentir aux États-Unis en 2022, après avoir atteint l’an passé son plus haut niveau depuis 1982, pour retomber aux alentours de 2,5 %, a indiqué vendredi John Williams, président de la Réserve fédérale américaine (Fed) de New York. « Avec le ralentissement de la croissance et la résolution progressive des contraintes d’approvisionnement, je m’attends à ce que l’inflation recule à environ 2,5 % cette année », a-t-il indiqué lors d’un discours devant le Council of Foreign Relations. Il anticipe ensuite une inflation qui « se rapproche de 2 % en 2023 », soit l’objectif à long terme de la banque centrale américaine. L’inflation a atteint 7 % en 2021, un record depuis près de 40 ans, selon l’indice CPI du département du Travail. Un autre responsable de la Fed avait lui aussi anticipé, jeudi, un ralentissement de l’inflation à 2,5 % en 2022.

— Agence France-Presse

Les banques de Wall Street ont prospéré en 2021

Les grands établissements de Wall Street ont dégagé des bénéfices en forte hausse en 2021 grâce à un impact de la pandémie moins sévère que redouté et aux activités solides de leurs banques d’affaires, même si quelques éléments se sont assombris en fin d’année. JPMorgan Chase a gagné 48,3 milliards US sur l’ensemble de l’année, un record. Citi a vu son bénéfice net doubler à 22 milliards US tandis que celui de Wells Fargo a été multiplié par six, à 21,5 milliards US. Ces grandes banques ont réduit tout au long de l’année les sommes mises de côté au début de la pandémie pour couvrir les éventuels impayés des particuliers et entreprises. Renfloués par les aides du gouvernement et les injections massives de la Réserve fédérale américaine (Fed) dans l’économie, leurs clients ont en fait majoritairement conservé une bonne santé financière.

— Agence France-Presse

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