Afghanistan

De 2 à 6 %

L’armée américaine a annoncé mardi avoir réalisé à hauteur de 2 à 6 % de son retrait total d’Afghanistan, qui doit être achevé d’ici le 11 septembre. Mardi, les États-Unis avaient évacué d’Afghanistan l’équivalent de 60 cargaisons de gros-porteurs militaires C-17 de matériel, et envoyé à la destruction plus de 1300 pièces d’équipement. (Agence France-Presse)

Israël

Nétanyahou échoue à former un gouvernement

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, jugé pour « corruption » dans une série d’affaires, a échoué mercredi à former un gouvernement dans les délais prévus, ouvrant ainsi la voie à ses adversaires qui cherchent à le chasser du pouvoir. En tête avec 30 sièges sur 120 lors des élections du 23 mars – les quatrièmes en moins de deux ans en Israël –, M. Nétanyahou avait reçu le mois dernier du président Reuven Rivlin le mandat de former un gouvernement. Mais après des semaines d’intrigues, de discussions de couloirs et de rumeurs parfois contradictoires, le premier ministre le plus pérenne de l’histoire d’Israël n’a pas réussi à réunir une majorité de 61 députés pour former un gouvernement. Le président israélien doit entrer en contact, dès mercredi matin selon ses services, avec les élus de la Knesset pour discuter de la marche à suivre et ainsi tenter d’en finir avec ce feuilleton aux airs « d’histoire sans fin ».

— Agence France-Presse

Colombie

Condamnation internationale de la répression des manifestations

L’ONU, l’Union européenne et des organisations de défense des droits de la personne ont dénoncé mardi la répression par la police colombienne de manifestations anti-gouvernement, amorcées il y a près d’une semaine et qui ont fait une vingtaine de morts et plusieurs centaines de blessés. La mobilisation, qui a débuté le 28 avril contre une réforme fiscale depuis retirée, s’est transformée en protestation générale contre le gouvernement, marquée par des heurts violents avec les forces de l’ordre, notamment à Cali. « Nous sommes profondément alarmés par les évènements dans la ville de Cali, en Colombie, où la police a ouvert le feu sur des manifestants qui s’opposent à une réforme fiscale, tuant et blessant un certain nombre de personnes », a déclaré Marta Hurtado, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU. L’Organisation nationale des indigènes de Colombie a dénoncé un « terrorisme d’État » et a exigé « le retrait de l’armée et de l’Esmad », police antiémeute. À Bruxelles, l’UE a jugé « prioritaire de mettre un terme à l’escalade de cette violence et d’éviter tout usage disproportionné de la force par les forces de sécurité ».

— Agence France-Presse

Yémen

Des milliers de familles affectées par des inondations meurtrières

Plusieurs milliers de familles ont été affectées par les pluies et les inondations qui frappent le Yémen depuis la mi-avril, détruisant habitations et abris, s’est alarmée mardi l’ONU dans un pays en guerre et en proie à une grave crise humanitaire. « Les informations préliminaires font état de 3730 familles (22 380 personnes) touchées [...], la majorité étant des personnes déplacées », souligne le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). Le gouvernement yéménite a rapporté lundi la mort de quatre personnes dans des inondations dans la ville de Tarim, au centre du pays. En outre, l’ONU a fait état de trois autres décès. Les inondations ont causé des dégâts considérables dans les provinces d’Aden, Abyane, Lahj, Marib, Taëz et Hadramout, selon OCHA. Des dizaines de personnes meurent chaque année au Yémen dans des inondations provoquées par des pluies diluviennes, des intempéries qui s’ajoutent aux difficultés d’une population en proie à la pire crise humanitaire dans le monde selon l’ONU. Le Yémen est déchiré depuis plus de six ans par un conflit qui a tué des dizaines de milliers de personnes et poussé des millions d’autres au bord de la famine. D’après les autorités locales, le conflit complique fortement la collecte de fonds pour protéger les sites historiques du pays, le plus pauvre de la péninsule arabique.

— Agence France-Presse

Éthiopie

La guerre au Tigré arrache des milliers d’enfants à leurs parents

La guerre dans la région éthiopienne du Tigré a séparé des milliers d’enfants de leurs parents, et beaucoup d’entre eux font désormais face à des conditions « terribles » dans des camps de personnes déplacées, a affirmé mardi l’ONG Save the Children. Il y a six mois jour pour jour, le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, envoyait l’armée fédérale au Tigré pour arrêter et désarmer les dirigeants du Front de libération du peuple du Tigré, le parti dirigeant cette région et qui a longtemps tenu les leviers du pouvoir en Éthiopie. « Beaucoup de ces enfants ont été séparés de leurs parents alors qu’ils fuyaient pour sauver leur vie durant le conflit. D’autres ont perdu leurs parents dans les violences », déclare l’ONG dans un communiqué. Certains enfants ne bénéficient pas de « conditions de garde sûre », sont hébergés dans des « pièces uniques où dorment plus de 50 personnes » et sont potentiellement exposés à des violences physiques et sexuelles, ajoute Save the Children. Lundi, l’International Rescue Committee a aussi déclaré que le viol était « utilisé comme une arme » au Tigré et que les femmes et les filles étaient exposées à « des abus répandus, incluant des viols de masse et de l’exploitation ».

— Agence France-Presse

Union européenne

Feu vert pour consommer des « vers de farine »

Des biscuits ou pâtes à base de vers de farine jaunes séchés pourront bientôt arriver dans les assiettes des Européens : les Vingt-sept ont autorisé mardi, pour la première fois, la mise sur le marché d’insectes en tant qu’aliments. L’Autorité européenne de sécurité des aliments avait conclu mi-janvier que les larves du ténébrion meunier, aussi appelées « vers de farine », pouvaient être consommées sans danger « soit sous forme d’insecte entier séché, soit sous forme de poudre ». Les produits à base d’insectes (très riches en protéines, minéraux, vitamines, fibres, mais aussi acides gras sains, oméga 6 et 3) peuvent aider à prévenir les carences en nutriments, selon les entreprises du secteur. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture les qualifie de « source alimentaire saine et très nutritive ». Ils peuvent constituer « une source de protéines de substitution pour soutenir la transition vers un système alimentaire plus durable », car l’élevage d’insectes a une empreinte écologique limitée par rapport aux autres sources de protéines, explique la Commission. Des insectes avaient déjà été commercialisés dans l’UE, notamment dans des épiceries bios, car certains pays estimaient que ceux-ci n’étaient pas couverts par la précédente réglementation européenne sur les « nouveaux aliments » nécessitant un feu vert pour être vendus.

—Agence France-Presse

Relations internationales

Le G7 cherche un front commun face à la Chine

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont discuté mardi d’un possible front commun face à une Chine de plus en plus affirmée sur la scène internationale, lors de leur première réunion en personne de visu en plus de deux ans.

Au lendemain d’un dîner consacré aux programmes nucléaires de l’Iran et de la Corée du Nord, les chefs de la diplomatie du club des pays riches ont consacré leur première réunion à la Chine, acteur économique incontournable dont la volonté de s’affirmer comme une puissance militaire et d’exercer son influence dans le monde inquiète les capitales occidentales.

« Notre objectif n’est pas d’essayer de juguler la Chine », a confié le secrétaire d’État américain Antony Blinken lundi à des journalistes.

« Ce que nous essayons de faire, c’est de faire respecter l’ordre international fondé sur des règles, dans lequel nos pays ont tellement investi ces dernières décennies […] pas seulement dans l’intérêt de nos propres citoyens, mais aussi des peuples à travers le monde, dont la Chine », a-t-il ajouté.

M. Blinken s’est engagé à une « coopération robuste » avec le Royaume-Uni pour faire pression sur Pékin concernant la répression du mouvement pro-démocratie à Hong Kong et celle de la minorité musulmane ouïghoure dans la région du Xinjiang, qualifiée de « génocide » par Washington.

Porte « ouverte »

Forts de leur « relation spéciale », Londres et Washington ont adopté des approches communes en matière de politique étrangère, en particulier à l’égard de la Russie et de la Chine.

Lors d’une conférence de presse lundi, le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, Dominic Raab, dont le pays assure la présidence du G7, a déclaré que la « porte était ouverte » à une amélioration des relations avec la Chine, pour travailler avec elle de manière « constructive » notamment en matière de changement climatique.

Jusqu’à mercredi, les chefs de la diplomatie de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni tentent de s’accorder sur des réponses conjointes aux menaces mondiales.

Face-à-face

Le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a expliqué avoir discuté avec M. Blinken de la dernière série de pourparlers à Vienne sur le nucléaire iranien. M. Borrell a qualifié les négociations de « difficiles » et s’est félicité du retour des rencontres en face-à-face : « c’est ainsi qu’on forge un consensus, qu’on noue des accords », a-t-il déclaré.

Le gouvernement britannique a annoncé mardi que les ministres des Finances des pays du G7 se réuniront eux aussi les 4 et 5 juin à Londres.

Le Royaume-Uni assouplit progressivement ses restrictions à mesure que la campagne de vaccination progresse et que les cas de COVID-19 diminuent, alors même que d’autres pays connaissent de nouveaux pics.

Ces disparités ont entraîné des appels pour une action internationale plus importante, notamment un accès plus large aux vaccins, au menu des échanges mercredi.

— Agence France-Presse

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