-99,97 %

Un problème technique a provoqué l’arrêt temporaire de certaines actions cotées à la Bourse de New York lundi, dont au moins une dont le cours a brièvement chuté de près de 100 %. Berkshire Hathaway, la société dirigée par le célèbre investisseur Warren Buffett, a vu ses actions de classe A plonger de 99,97 %, à 18 510 $ US, par rapport au cours de clôture de vendredi, qui était de 627 400 $ US, avant l’arrêt de la cotation. Après la reprise de la cotation, les actions ont immédiatement récupéré toutes ces pertes et se sont rapprochées des 700 000 $ US avant de clôturé à 631 110 $ US.

— Associated Press

Des bornes de recharge FLO chez Metro

Metro, FLO et auto (électrique) vont bientôt rimer et s’arrimer. L’épicier et le fournisseur de solutions de recharge de véhicules électriques ont conclu un partenariat pour offrir au moins 500 ports de recharge rapide dans plus de 130 épiceries Metro, Super C, Food Basics et Marché Adonis du Québec et de l’Ontario. L’installation sera entreprise au début d’août. Avec une puissance pouvant atteindre 320 kW, la borne FLO Ultra est en mesure de recharger la plupart des nouveaux véhicules électriques (VE) à 80 % en 15 minutes. « Ce partenariat vise à intégrer la meilleure expérience recharge des VE dans la vie quotidienne et à la rendre aussi habituelle que de faire son épicerie », a déclaré Louis Tremblay, président et chef de la direction de FLO, par voie de communiqué. Une partie de ces nouvelles installations est soutenue par le partenariat de FLO avec la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC), qui prévoit lui verser 235 millions de dollars pour installer plus de 1900 ports de recharge rapide publics au Canada d’ici 2027.

— Marc Tison, La Presse

La pêche au sébaste augmente

Pêches et Océans Canada augmente considérablement les quotas de pêche au sébaste. De 25 000 tonnes, les quotas passent à 60 000 tonnes pour la saison qui commence. C’est une excellente nouvelle pour des pêcheurs de crevettes qui devront se tourner vers d’autres espèces, le stock de crevettes s’étant effondré dans le golfe du Saint-Laurent. Il reste toutefois à distribuer des droits de pêche aux entreprises, un processus complexe. Les pêcheurs de crevettes de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent auront droit à 10 % de ces quotas, tout comme les communautés autochtones. Les répartitions restent dans le même esprit que ce qui avait été annoncé en janvier, les plus gros bateaux (100 pieds et plus) auront pratiquement 60 % des droits de pêche. Il faut toutefois noter que la valeur du poisson est en deçà de celle des crevettes, ce qui ne règle pas la situation des crevettiers qui viennent de connaître une saison catastrophique.

— Stéphanie Bérubé, La Presse

Transport ferroviaire

Le spectre d’une grève inquiète les manufacturiers

Ottawa — Les entreprises manufacturières du Québec qui dépendent du transport ferroviaire pour exporter leurs marchandises redoutent les conséquences financières d’une grève qui pourrait forcer à l’arrêt le CN et le CPKC.

Près des deux tiers (62 %) d’entre elles affirment qu’une grève qui paralyserait le transport ferroviaire au pays entraînerait des conséquences « graves et significatives » sur leurs activités, révèle un récent sondage mené par Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) auprès de 92 entreprises.

En tout, on évalue à 106 millions de dollars par jour les biens qui ne circuleraient pas sur les rails canadiens si l’on n’arrive pas à conclure une entente. Plus précisément, on estime que chaque jour de grève occasionnerait un impact financier de 305 000 $ par entreprise. Cette somme représente la baisse anticipée des revenus et l’augmentation des dépenses pour trouver une solution de rechange au transport ferroviaire.

« Le niveau de préoccupation est très, très élevé pour ceux qui dépendent du transport ferroviaire actuellement. Les deux compagnies pourraient être touchées en même temps en plus. Et il n’y a pas beaucoup d’options de rechange », a affirmé Véronique Proulx, présidente-directrice générale de MEQ.

Selon ce sondage, 38 % des entreprises prévoient réduire les quarts de travail ou même procéder au licenciement d’employés si une grève devait paralyser le transport ferroviaire pendant une période prolongée.

Spectre de grève

Le spectre d’une grève plane au-dessus du transport ferroviaire au pays depuis quelques semaines. Le mois dernier, les quelque 9300 travailleurs des deux plus grandes sociétés ferroviaires au pays, le Canadien National (CN) et le Canadien Pacifique Kansas City (CPKC), ont voté à 98 % en faveur de la grève.

Pour l’heure, aucun arrêt de travail ne peut survenir tant que le Conseil canadien des relations industrielles n’aura pas statué sur la définition de « services essentiels » dans ce dossier. « En ce moment, nous sommes un peu en mode attente », a indiqué lundi Christopher Monette, directeur des affaires publiques des Teamsters Canada.

Il a précisé que trois jours de négociations auront lieu à Toronto entre le syndicat et le CN. Aucune date n’a encore été arrêtée pour la reprise des pourparlers avec le CPKC. « Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucune communication », a-t-il dit.

Les négociations pour le renouvellement des conventions collectives pour les chefs de train, les ingénieurs et les ouvriers de gare de triage piétinent depuis plusieurs mois. La principale pierre d’achoppement des négociations concerne les horaires de travail. Le syndicat affirme que les deux sociétés ferroviaires cherchent à éliminer les principales dispositions de repos des contrats de travail – une mesure qui pourrait accroître la fatigue des équipages et mettre en danger la sécurité publique, selon le syndicat.

— Joël-Denis Bellavance, La Presse

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