Sri Lanka

37 %

Aux prises avec une grave crise économique et monétaire, le gouvernement srilankais a autorisé vendredi les commerçants à augmenter de plus d’un tiers le prix des denrées alimentaires essentielles pour empêcher la thésaurisation et faire obstacle au marché noir, selon les autorités. « Les prix pourraient augmenter de 37 % dans tous les secteurs, mais on espère que les revendeurs ne feront pas de profits déraisonnables », a déclaré un responsable du ministère du Commerce.

— Agence France-Presse

Sierra Leone

Abolition de la peine de mort

Après avoir longtemps résisté aux pressions des défenseurs des droits de la personne, la Sierra Leone est devenue vendredi le dernier pays en date à abolir la peine de mort. « Aujourd’hui, nous écrivons à nouveau une page d’histoire. Nous exorcisons en tant que Nation les horreurs d’un passé cruel », a déclaré le président Julius Maada Bio, lors de la cérémonie de promulgation de l’abolition. Une cinquantaine d’États continuent d’appliquer la peine capitale dans le monde, par décapitation, pendaison ou encore injection létale. Sur le continent africain, une trentaine de pays maintiennent ce châtiment dans leur législation, mais une bonne partie d’entre eux n’ont pas procédé à des exécutions ces dernières années. Les dernières exécutions dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest dataient de 1998, mais 94 personnes restaient sous le coup d’une telle condamnation à la fin de l’année dernière, a confié le ministre adjoint de la Justice. Le gouvernement avait annoncé sa volonté d’abolition en mai.

— Agence France-Presse

Environnement

L’ONU nomme un rapporteur face aux changements climatiques

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a créé vendredi le poste de rapporteur sur la protection des droits de la personne face au changement climatique, à moins d’un mois de la conférence climat COP 26. La plus haute instance de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme a également adopté une autre résolution reconnaissant le « droit à un environnement propre, sain et durable ». Dans un communiqué commun, les pays ayant proposé la résolution – soit l’Union européenne, les îles Marshall, les Bahamas, les Fidji, Panama, le Paraguay et le Soudan – se sont réjouis de l’attention accrue portée par le Conseil au changement climatique. Il s’agit d’« un moment historique pour l’action climatique », a affirmé l’ambassadeur du Panama, Juan Castillero. Le rapporteur sera chargé d’étudier et de déterminer « comment les effets néfastes des changements climatiques, y compris les catastrophes soudaines et les catastrophes à évolution lente, influent sur l’exercice plein et effectif des droits de l’homme », et faire des recommandations. Il devra également recenser les problèmes actuels, y compris les problèmes financiers, que rencontrent les États qui s’efforcent de promouvoir les droits humains tout en faisant face aux effets du changement climatique.

— Agence France-Presse

Afghanistan

L’EI fait un carnage dans une mosquée

Au moins 55 personnes ont été tuées dans un attentat suicide qui a visé vendredi, lors de la grande prière hebdomadaire, une mosquée chiite de Kunduz, dans le nord-est de l’Afghanistan, et a été revendiqué par le groupe État islamique (EI).  

Selon le communiqué signé du groupe djihadiste État islamique au Khorasan, l’organisation extrémiste sunnite affirme qu’un de ses kamikazes avait « fait détoner sa veste explosive au milieu de la foule » de fidèles chiites rassemblés à la mosquée.

L’EI, qui était déjà à l’origine d’un attentat à Kaboul dimanche contre une autre mosquée, qui a fait cinq morts, a revendiqué l’attaque sur une de ses chaînes Telegram.

Selon le groupe djihadiste, le kamikaze était surnommé « Mohammed le Ouïghour », laissant entendre qu’il faisait partie de la minorité musulmane chinoise, dont certains membres ont rejoint l’EI.

C’est l’attentat le plus meurtrier depuis le départ des derniers soldats américains et étrangers d’Afghanistan, le 30 août.

Un témoin qui était dans le hall de la mosquée a déclaré : « Il y avait 300 ou 400 personnes à l’intérieur, plus aucune place. Nous étions dans le hall d’entrée quand soudain, l’explosion a eu lieu ».  

L’EI contre les talibans

Après s’être contentée d’observer la situation dans les premiers jours ayant suivi la prise du pouvoir par les talibans à la mi-août, la branche locale de l’EI, l’État islamique au Khorasan (EI-K), a depuis multiplié les attaques.

Pour les talibans, qui contrôlent l’ensemble de l’Afghanistan, la principale menace vient désormais de ce groupe, qui disposerait de 500 à quelques milliers de combattants sur le territoire afghan, selon l’ONU.

Une haine tenace et réciproque oppose ces deux groupes sunnites radicaux, les talibans ayant mené ces dernières années une féroce répression à l’encontre de leurs dissidents séduits par l’extrémisme de l’EI-K.

L’EI-K avait également revendiqué l’attentat commis le 26 août aux abords de l’aéroport de Kaboul, qui avait fait plus d’une centaine de morts, dont 13 soldats américains.

Dans un communiqué, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné « dans les termes les plus forts » cette attaque, « la troisième contre un édifice religieux en moins d’une semaine ». « Les auteurs doivent être traduits en justice », a-t-il réclamé.

— Agence France-Presse

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