Fret : Air Canada se dit prêt à pallier le manque de trains

Air Canada affirme avoir augmenté sa capacité de fret à destination et en provenance de Vancouver après que des inondations ont coupé les principaux liens d’approvisionnement vers le sud de la Colombie-Britannique. Dans un communiqué transmis lundi, la compagnie aérienne affirme que la capacité supplémentaire « équivaut, en poids, à approximativement 860 orignaux adultes » afin de transporter des produits vers Vancouver depuis Toronto, Montréal et Calgary entre le 21 et le 30 novembre. « La chaîne d’approvisionnement économique est cruciale. Pour contribuer au transport urgent de marchandises à destination et au départ de la Colombie-Britannique, nous avons accru la capacité à destination de notre plaque tournante de Vancouver », écrit Jason Berry, vice-président du fret, dans une déclaration. Il a remplacé des avions monocouloirs contre des gros-porteurs sur 28 vols, ayant ainsi recours à des Boeing 787 Dreamliner, Boeing 777 et Airbus A330-300. Les avions de passagers – les plus gros de la flotte de 330 appareils d’Air Canada – pourront transporter près de la moitié des 586 tonnes supplémentaires de capacité. Treize autres vols tout cargo à bord d’avions gros porteurs transporteront l’autre moitié pour aider « au transport du courrier et de produits périssables, comme le poisson et les fruits de mer, ainsi que de pièces pour véhicules automobiles et d’autres produits industriels », a indiqué M. Berry.

— La Presse Canadienne

Biden reconduit Jerome Powell à la tête de la Fed

Joe Biden a reconduit Jerome Powell à la tête de la banque centrale américaine (Fed), offrant la place de numéro 2 à Lael Brainard, qui était poussée par l’aile gauche des démocrates, marquant ainsi une volonté de continuité et de consensus au sein de son parti. La Maison-Blanche a, dans un communiqué lundi, salué « l’action décisive du président Powell et de la Réserve fédérale pour amortir l’impact de la pandémie et remettre l’économie américaine sur les rails », ainsi que le « rôle clé » joué par « Lael Brainard, l’une des principales macroéconomistes de notre pays ». Joe Biden s’est dit, dans ce même communiqué, « convaincu que l’accent mis par [Jerome] Powell et [Lael] Brainard sur le maintien d’une inflation faible, de prix stables et du plein emploi rendra [l’économie américaine] plus forte que jamais ». La nomination du président de la Fed est, en matière d’économie, une des décisions les plus importantes du mandat du président des États-Unis. Très attendue, elle avait, pour Joe Biden, revêtu un aspect politique plus qu’économique. En pleines négociations pour l’adoption de son plan de réformes sociales et environnementales, il voulait ménager les différentes sensibilités de son parti, pour s’assurer que ces investissements soient adoptés au Sénat. Joe Biden a également mentionné les risques liés au changement climatique, un sujet souvent évoqué par Lael Brainard, mais sur lequel l’action de Jerome Powell avait été vertement critiquée par l’aile gauche des démocrates, qui la jugeaient trop faible.

— Agence France-Presse

Grève à la SAQ : l’offre en magasin risque d’en souffrir

La direction de la Société des alcools du Québec (SAQ) affirme subir déjà d’importantes répercussions sur sa chaîne d’approvisionnement, après deux jours de grève du syndicat qui représente les employés d’entrepôt et de l’approvisionnement des succursales. La section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, a déclenché une grève illimitée, lundi matin à 5 h, après avoir tenu une seule journée de grève le 16 novembre. La direction de la SAQ s’est dite surprise de ce débrayage, d’autant plus que des séances de négociation avec le SCFP sont prévues cette semaine. Le débrayage ne concerne pas les magasins de la SAQ, où les travailleurs sont syndiqués auprès d’une autre organisation. La direction rapporte « des impacts significatifs sur l’ensemble de la chaîne logistique de la SAQ » à cause du caractère névralgique de ses entrepôts. « Les succursales demeurent ouvertes et le site transactionnel SAQ.com demeure fonctionnel, mais les délais de livraison seront allongés », a prévenu la direction de la Société des alcools. Entre autres, les livraisons aux succursales sont annulées, « ce qui pourrait réduire temporairement l’offre de produits disponibles en magasin ». De même, le service à l’auto et les livraisons pour les restaurants, les bars et les titulaires de permis sont interrompus, tout comme les livraisons vers les entrepôts des épiceries et des dépanneurs, a aussi précisé la direction de la société d’État.

— La Presse Canadienne

Audiences du CRTC

Rogers et Shaw défendent la nécessité de leur accord

Rogers Communications a fait valoir lundi devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) que sa proposition de prise de contrôle de 26 milliards de Shaw Communications était nécessaire non seulement pour créer une plus grande concurrence dans l’Ouest canadien, mais aussi pour rivaliser avec les fournisseurs de contenu sur le marché mondial.

« Le Canada n’est plus une île isolée dans un océan », a dit Edward Rogers, président du conseil de l’entreprise, lors de la première journée d’audiences du CRTC, à Gatineau.

« Bien que nos principaux concurrents soient toujours Bell et Telus dans le secteur de la câblodistribution, dans ce marché mondial, nos concurrents sont également de plus en plus des plateformes et des marques mondiales », a ajouté M. Rogers, qui a remporté une bataille judiciaire très médiatisée pour le contrôle du conseil d’administration de l’entreprise plus tôt ce mois-ci.

Lors des audiences, l’entreprise a souligné que ses investissements dans la télévision sur l’internet étaient essentiels pour répondre aux menaces pesant sur la radiodiffusion canadienne venant de Netflix, d’Amazon Prime et d’Apple TV, puisque l’offre de Rogers permet aux clients de voir à la fois du contenu national et international, tout en restant dans un cadre réglementé.

Il a déclaré qu’il prévoyait également investir des milliards de dollars pour étendre l’accès aux services à large bande et investir dans les réseaux 5G pour rester compétitif.

« Shaw ne peut pas le faire seul »

Brad Shaw, chef de la direction de Shaw, a pour sa part déclaré que l’accord proposé intervenait à un moment critique pour l’industrie et que l’entreprise établie à Calgary ne peut pas faire les investissements nécessaires dans le réseau et la diffusion sans un partenariat.

« En termes simples, Shaw ne pouvait pas le faire seul. Nous avons besoin de l’échelle, de la force et des ressources des actifs combinés de Shaw et Rogers », a-t-il dit.

Dean Prevost, chef de la division Rogers Connected Home, a fait valoir que les investissements augmenteraient la concurrence en matière de radiodiffusion dans l’Ouest canadien, en particulier dans les collectivités rurales où Telus est souvent la seule option. Il n’a pas assuré que les clients de Shaw ne verraient pas d’augmentations de tarifs, mais a déclaré que la concurrence était le meilleur moyen de contrer cela.

« La meilleure assurance que vous ayez est le concurrent le plus incroyablement agressif de l’Ouest, qui est Telus. Augmenter les tarifs n’est pas un acte isolé, ça dépend du marché. »

Le CRTC a entendu Rogers et Shaw lundi, alors que d’autres groupes intéressés, dont Telus, BCE et des groupes de défense des consommateurs, devraient avoir leur mot à dire plus tard cette semaine.

Oppositions à l'accord

Dans les documents déposés, Telus et BCE se sont opposés à l’accord, affirmant qu’il donnerait à Rogers le contrôle de 47 % des abonnés à la radiodiffusion anglophone au Canada et une trop grande influence sur la distribution de contenu et la sécurisation des droits sur le contenu.

S’exprimant à l’occasion du retour au parlement lundi, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a dit qu’il était également opposé à l’accord.

« Nous sommes absolument opposés à cette fusion. Cela va faire du mal aux gens, cela va rendre la vie plus difficile, cela va faire augmenter les coûts pour l’internet », a-t-il déclaré.

Les audiences du CRTC sont axées sur les implications de l’accord pour la diffusion, y compris les réseaux de câblodistribution en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, le service de télévision par satellite Shaw Direct et un système de relais par satellite.

Le CRTC ne tiendra pas compte des répercussions sur le marché du sans-fil mobile, qui feront partie des examens effectués par le Bureau de la concurrence et par le ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique.

— La Presse Canadienne

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