Énergie

Boralex profite des prix élevés en France

Les prix élevés de l’électricité en France ont permis à Boralex de dévoiler des résultats supérieurs aux attentes au premier trimestre.

Le président et chef de la direction du producteur d’énergie, Patrick Decostre, a expliqué que la France était affectée par une production historiquement faible de ses centrales nucléaires, principalement causée par des problèmes de maintenance et de corrosion sur certains réacteurs, lors du dévoilement de ses résultats du premier trimestre.

Cette situation, combinée à la crise énergétique en Europe, contribue à l’augmentation des prix, constate Viveck Panjabi, de Financière Banque Nationale. L’analyste estime que la société a obtenu des revenus équivalant à 152 $ par mégawattheure (MWh) tandis qu’il anticipait un revenu de 147 $ par mégawattheure.

Dans ce contexte, M. Panjabi croit que la société a une occasion de renégocier des contrats en France. Il calcule que la société a environ 300 MW de capacité dont les contrats arrivent à échéance d’ici 2026.

Boralex tente d’obtenir un meilleur prix pour ses contrats existants en France, a dit M. Decostre lors d’une conférence téléphonique avec les analystes. « Certains contrats ont des frais de terminaison, a-t-il précisé. Nous devons aussi prendre cela en compte. Nous allons l’annoncer au marché lorsque ce sera accepté [des ajustements aux prix de vente]. »

En attente aux États-Unis

Le processus d’appel d’offres de l’État de New York pour un  projet pouvant atteindre jusqu’à 800 MW d’énergie solaire connaît également des retards. Certaines parties du plan d’infrastructure du président Joe Biden sont encore en attente d’approbation, ce qui retarde le processus.

En février, la société espérait obtenir une réponse en mars pour une soumission qu’elle a déposée en septembre. La réponse est maintenant prévue d’ici la fin de juin.

Au premier trimestre, le producteur d’énergie a dévoilé un bénéfice net de 57 millions, contre un bénéfice de 45 millions à la même période l’an dernier. Le bénéfice net par action s’est établi à 49 cents.

La société a produit 1681 gigawattheures (GWh), une augmentation de 3 % par rapport à la même période l’an dernier. Les revenus, pour leur part, ont augmenté de 10 %, à 227 millions.

Avant la publication des résultats, les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 37 cents et des revenus de 221 millions, selon les prévisions recueillies par la firme de données Refinitiv.

À la fermeture des marchés, l’action de Boralex gagnait 0,54 $, ou 1,44 %, pour se négocier à 37,96 $ à la Bourse de Toronto.

La revue boursière

L’inflation freine les marchés

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse mercredi, mais son déclin a été moins important que ceux des grands indices américains, qui ont souffert de la publication de données témoignant d’une inflation plus forte que prévu au sud de la frontière. Le recul des marchés dans les deux pays était une réaction au rapport publié par le département américain du Travail concernant l’inflation, supérieure aux attentes des économistes. — La Presse Canadienne

Rectificatif

Docteure en nutrition

L’article paru mercredi sur le traiteur Avec plaisirs a présenté Isabelle Huot comme nutritionniste. Mme Huot n’est plus membre de l’Ordre des diététistes-nutritionnistes du Québec et se présente plutôt comme docteure en nutrition. Nos excuses. — La Presse

Rectificatif

L’occasion d’une vie pour les gestionnaires

Dans notre texte « L’occasion d’une vie pour les gestionnaires », publié mercredi dans Portfolio, nous avons indiqué à tort que Geneviève Desmarais était présidente et fondatrice du cabinet de consultation spécialisé Rosalys. Il s’agit du cabinet Resolys. Nos excuses. — La Presse

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