« Je manque encore un peu de constance »

Laurence St-Germain prendra le départ du slalom aux Championnats du monde de Cortina d’Ampezzo

Québec — Débarquée à Cortina d’Ampezzo en début de semaine pour la première fois de sa carrière, Laurence St-Germain aborde sa seule épreuve des Championnats du monde de ski alpin avec confiance. Elle prendra le départ du slalom samedi, dernière journée de compétition.

La slalomeuse de 26 ans, de Saint-Ferréol-les-Neiges, a fait plus d’entraînements que de compétitions ces derniers temps. Sa dernière course remonte au 12 janvier à Flachau, en Autriche, où elle a terminé huitième. Son meilleur résultat de la saison a eu lieu en novembre, en Finlande, avec une sixième place, alors que son chrono s’est le plus rapproché des meneuses de la discipline.

« J’ai une bonne progression, je me sens bien. Je suis plus à l’aise sur le circuit, j’ai pris de l’assurance et je me sens à ma place parmi les meilleures. À Levi, j’avais fait mon meilleur résultat en carrière, mais surtout, le plus petit écart avec le groupe de tête », a-t-elle expliqué à propos des 85 centièmes de seconde qui l’avaient séparée de la troisième place.

Championne universitaire aux États-Unis en 2019, St-Germain dispute sa troisième saison en Coupe du monde. Elle est maintenant en mesure de voir ce qui lui manque pour se rapprocher davantage des grandes de ce monde, comme l’Américaine Mikaela Shiffrin ou la Tchèque Petra Vlhová.

« La grande différence est au niveau de la constance ; elles sont incroyables en compétition. J’en manque encore un peu, et pour être bonne et dominante, je dois en avoir plus. Ça m’arrive de finir 6e, mais aussi 19e ou 21e. Quand je les regarde, je vois qu’elles ne ratent quasiment jamais leurs virages », a dit St-Germain à propos des favorites.

Par contre, l’ancienne représentante de l’Université du Vermont n’a pas l’impression de plafonner.

« J’ai 26 ans, je suis un peu plus vieille que plusieurs filles sur le circuit, mais je suis arrivée un peu sur le tard en Coupe du monde. Tout ce qui compte pour moi, c’est de savoir que je continue de m’améliorer. Je sais que je ne suis pas loin, mais j’ai encore du travail à faire. Est-ce que ce sera dans un an, dans deux ans, je l’ignore, mais je sens que c’est possible. »

« Une grosse Coupe du monde »

St-Germain n’avait jamais skié à Cortina, hôte des Mondiaux, avant d’y mettre les pieds, dimanche. La station italienne est avant tout réputée pour ses parcours de vitesse.

« J’avais pris part aux Mondiaux à Åre, en Suède, et il y avait beaucoup d’action en ville. Cette semaine, on ne sent pas cela à cause des mesures sanitaires. J’approche la course comme une grosse Coupe du monde. J’aimerais reproduire mon résultat de Levi et si j’adopte la même approche, je suis capable de bien faire. »

« Je me concentre d’abord sur moi, parce que je ne contrôle pas ce que les autres font. Je dois d’abord m’assurer de skier comme je peux le faire. »

— Laurence St-Germain

St-Germain aurait aimé participer à l’épreuve en parallèle, mardi, mais comme celle-ci se tenait en slalom géant, elle ne pouvait pas ajouter une deuxième course à sa semaine de travail.

« J’aimerais avoir une deuxième discipline, mais pour l’instant, je ferai surtout le slalom. Pour faire du slalom géant, je manque de volume, et ça demanderait beaucoup d’entraînement.

« En plus, on a de bonnes jeunes skieuses qui s’en viennent. J’aimerais ça, mais ce n’est pas juste ma décision, et avec la pandémie, je pense que ce n’est pas le bon moment pour commencer une nouvelle discipline. »

En début de semaine, sa compatriote Marie-Michèle Gagnon déplorait le parcours trop glacé de la manche du slalom du combiné, ce qui avait forcé son abandon.

« Il doit faire plus chaud, les conditions sont bonnes. Je me suis entraînée sur la glace cette semaine, je suis prête à tout », a conclu St-Germain, en précisant que l’épreuve ne se tiendrait pas sur la même piste que celle de sa coéquipière.

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