COVID-19

« Je demande instamment aux pays et aux fabricants de cesser de conclure des accords bilatéraux au détriment du COVAX. »

— Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, qui a appelé vendredi à une solidarité vaccinale accrue. Le COVAX est un mécanisme visant à distribuer des vaccins contre la COVID-19 aux pays défavorisés.

COVID-19

La Suède adopte une nouvelle loi permettant de durcir ses mesures

La Suède, qui a mené une stratégie moins stricte qu’ailleurs contre la COVID-19, a voté vendredi à une large majorité une loi conférant temporairement au gouvernement de nouveaux pouvoirs contre l’épidémie, permettant notamment de fermer restaurants et commerces pour la première fois. Face à la forte seconde vague dans le royaume nordique, actuellement l’un des pays les plus touchés en Europe avec un taux record de décès, l’exécutif avait présenté ce projet de loi en décembre, puis avancé à ce dimanche son entrée en vigueur, initialement prévue en mars. La Suède a dépassé vendredi son pic de décès du printemps, avec en moyenne 101 morts liées à la COVID-19 par jour lors de la semaine écoulée, selon les données officielles compilées par l’AFP. La nouvelle loi permettra désormais à l’exécutif d’édicter des mesures restrictives coercitives dans des zones ciblées et d’imposer des amendes et des sanctions en cas de non-respect, ce qui n’avait pas été le cas jusque-là. Il pourra décider de fermer des magasins, centres commerciaux ou transports publics, ou encore limiter le nombre de personnes autorisées à se rassembler dans certains lieux publics précis, plutôt que d’avoir recours à des mesures générales. — Agence France-Presse

attentats de Bombay en 2008

Cinq ans de prison pour un cerveau présumé des attaques

L’un des cerveaux présumés des attentats de Bombay, qui avaient fait 166 morts en 2008, a été condamné vendredi à une peine de cinq ans de prison pour financement du terrorisme par un tribunal de Lahore, dans l’est du Pakistan. Zaki ur Rehman Lakhvi, âgé d’une soixantaine d’années, est l’un des leaders du Lashkar-e-Taïba (LeT), organisation aujourd’hui interdite qui est accusée par l’Inde et les États-Unis d’être derrière les attentats de Bombay. Il a été condamné à trois peines de prison de cinq ans pour des chefs d’inculpation de financement du terrorisme, selon le jugement consulté par l’AFP. Ces trois peines ne sont toutefois pas cumulables et seront donc purgées simultanément. Il avait été arrêté samedi à Lahore par les services antiterroristes de la province du Pendjab. Ils l’accusaient d’utiliser le dispensaire qu’il dirigeait dans cette ville pour collecter des fonds servant à ses activités militantes. Zaki ur Rehman Lakhvi est considéré comme le chef opérationnel et militaire du LeT par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui l’accuse d’avoir mené des activités militantes notamment en Tchétchénie, en Bosnie, en Irak et en Afghanistan. — Agence France-Presse

COVID-19

L’Iran interdit les vaccins américains et britanniques

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a interdit vendredi l’importation de vaccins anticoronavirus fabriqués aux États-Unis et au Royaume-Uni, estimant que ceux-ci pourraient servir à « contaminer » son pays. « Il est interdit d’importer des vaccins faits aux États-Unis ou au Royaume-Uni. On ne peut absolument pas leur faire confiance. Il n’est pas impossible qu’ils veuillent contaminer d’autres nations », indique un message de l’ayatollah Khamenei sur son compte Twitter en anglais. Sont donc bannis en Iran les vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca-Oxford qui ont été lancés ou sont sur le point de l’être en Europe et aux États-Unis. « Vu notre expérience avec le sang français contaminé au VIH, les vaccins français ne sont pas dignes de confiance non plus », ajoute le message du numéro un iranien, faisant référence au scandale sanitaire du sang contaminé ayant touché la France dans les années 1980-1990. La République islamique est le pays du Proche et du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie de nouveau coronavirus. La COVID-19 y a fait plus de 56 000 morts sur 1,2 million de personnes contaminées, selon les chiffres officiels.

— Agence France-Presse

Boeing ukrainien abattu

Un an après, les pays des victimes demandent justice à l’Iran

Le Canada et les pays dont des ressortissants sont morts dans l’écrasement d’un Boeing ukrainien abattu par l’Iran il y a un an, ont appelé vendredi Téhéran à faire toute la lumière sur ce drame et à « rendre justice aux familles des victimes ». « Nous demandons instamment à l’Iran de fournir une explication complète et approfondie des évènements et des décisions qui ont conduit à cet effroyable écrasement d’avion », affirme dans un communiqué commun le « groupe de coordination » composé du Canada, du Royaume-Uni, de l’Ukraine, de la Suède et de l’Afghanistan. Tous « demanderont à l’Iran de rendre justice aux familles des victimes et aux pays touchés et de faire en sorte qu’ils obtiennent réparation complète », indiquent-ils un an jour pour jour après le drame. Fin décembre, l’Iran a annoncé son intention de verser « 150 000 dollars ou l’équivalent en euros » à chacune des familles des victimes du vol PS 752 d’Ukraine International Airlines à destination de Kiev, qui s’était écrasé le 8 janvier 2020, tuant les 176 personnes à bord, dont 85 citoyens ou résidents permanents canadiens. Après trois jours de démentis, les forces armées iraniennes avaient reconnu avoir abattu l’avion par « erreur », en pleine montée des tensions entre Washington et l’Iran. — Agence France-Presse

COVID-19

La France va étendre les couvre-feux

Paris — En état d’alerte face à la menace de deux variants plus contagieux de la COVID-19, la France, où la campagne vaccinale s’accélère, s’apprête à étendre les couvre-feux, alors que les bars, restaurants et lieux culturels restent fermés et dans le flou.

D’ici dimanche, des décisions doivent être prises sur l’extension possible à 10 nouveaux départements du couvre-feu dès 18 h, déjà en vigueur dans 15 autres depuis une semaine, surtout dans l’est de la France.

Chose certaine, les élus locaux se sont vigoureusement opposés à cette perspective.

Depuis mardi, le nombre de cas positifs tourne autour de 20 000 par jour et l’agence Santé publique France a relevé une « nette augmentation du nombre de cas confirmés » durant la semaine du 28 décembre (96 743 cas, + 17 %).

C’est « peut-être le début des conséquences des rassemblements de fin d’année », mais il faudra voir si cette tendance se confirme et si le nombre de patients hospitalisés augmente à son tour, ce qui est « probable », ont expliqué les responsables de l’agence sanitaire. Pour eux, les deux prochaines semaines seront « déterminantes ».

Sans prononcer le mot de « reconfinement », et tout en prévenant que les écoles ne devaient fermer qu’en cas de situation « gravissime », le premier ministre Jean Castex n’a pas exclu jeudi d’aller encore plus loin et de prendre des « mesures nationales supplémentaires ».

Musées, cinémas, théâtres et salles de sport (sauf pour les mineurs) : tous ces établissements et équipements fermés depuis le 30 octobre vont par ailleurs le rester au moins tout le mois de janvier. Pas de réouverture non plus avant début février, au mieux, pour les remontées mécaniques dans les stations de ski. Quant aux bars et aux restaurants, ils ont vu l’échéance reculer à mi-février a minima.

Deux variants repérés

Et alors que les Fêtes faisaient déjà craindre un rebond de l’épidémie, la menace de deux variants de la COVID-19, vraisemblablement plus contagieux, est prise « très au sérieux » par les autorités sanitaires, a indiqué jeudi soir le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Pour l’instant, deux potentiels foyers à risque du variant qui flambe depuis plusieurs semaines au Royaume-Uni ont été détectés dans un établissement pour personnes âgées près de Rennes, et en région parisienne. Toutefois, la première contamination au sein de l’éclosion à Rennes, sur neuf cas suspects, ne correspond pas au variant britannique, a annoncé vendredi l’Agence régionale de santé (ARS) Bretagne.

Trois cas de contamination par le variant repéré initialement en Afrique du Sud ont aussi été détectés en France.

— Agence France-Presse

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