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Salon de Munich : la suite

Découvrez les nouvelles qui ont marqué l’actualité de la dernière semaine dans le monde de l’automobile

Mercedes-Benz dévoile une kyrielle de modèles électriques

Premier évènement européen d’envergure depuis des lunes, le salon de Munich est résolument tourné vers l’avenir électrique cette année avec une série de lancements alimentés aux batteries. Parmi ceux-ci, Mercedes-Benz est de loin celui qui a le plus ouvert son jeu.

Le constructeur allemand a levé le voile sur pas moins de cinq modèles électrifiés, tous à diverses phases de développement. Celui qui est appelé à dégager le plus de volume de ventes est sans conteste l’EQB, qui sera la version électrique du multisegment Classe B. Il fera ses débuts au Canada l’année prochaine dans la version bimoteur dont la puissance totale atteint les 288 ch. Assurant un positionnement familial, cet EQB proposera une troisième rangée de sièges qui, une fois rabattue, permet un volume de coffre de 495 L. L’autonomie estimée frise 419 km en cycle de mesure européen (WLTP), un chiffre qui sera moindre ici.

L’autre dévoilement majeur concerne l’arrivée prochaine de l’EQE, pendant électrique de la berline intermédiaire de Classe E. Tablant sur des dimensions comparables à celles de l’actuelle CLS, cette nouvelle venue est essentiellement une version plus menue de l’EQS. Elle présente donc un profil semblable à celui de la grande berline avec un habitacle assez avancé vers l’essieu avant. L’habitacle aura aussi droit à une planche de bord entièrement numérique. La version canadienne amorcera sa carrière dès 2022 avec la même mécanique que celle de l’EQB, à savoir un rouage intégral assuré par deux moteurs produisant 288 ch. Ils s’alimentent à une batterie de 90 kWh capable de tolérer une puissance de charge atteignant les 170 kW. L’autonomie ciblée se situe à 545 km en protocole européen (WLTP).

Les VUS larguent aussi leurs moteurs thermiques

Comme nous l’a enseigné le Ford Mustang Mach-E, aucune icône ne résistera à la vague de l’électrification. Pour confirmer ce constat, Mercedes-Benz a aussi dévoilé une étude de style qui expose à quoi ressemblera son Classe G électrique.

Conservant l’aspect anguleux du modèle actuel dont la genèse militaire remonte au début des années 1970, cet exercice préserve ainsi les bases. Aucun détail technique n’a cependant été présenté, hormis le fait qu’il conservera son châssis en échelle pour assurer sa robustesse et son caractère unique.

La filiale de grand luxe de Mercedes, Maybach, a aussi dévoilé en parallèle son avenir électrique avec une autre étude de style présentée sous le nom d’EQS. Son design exempt d’aspérités étale l’approche bicolore chère à cette division qui cherche à concurrencer le grand luxe anglais.

AMG n’est pas en reste

Mercedes-Benz n’a évidemment pas laissé sa division de haute performance AMG en plan. Usant de l’électrique pour doper la performance des modèles, les ingénieurs se sont concentrés sur la grande berline EQS pour tenter de donner du fil à retordre aux livrées plus performantes de la Tesla Model S.

La Mercedes-AMG EQS 4MATIC+ devient le premier modèle AMG entièrement électrique. Misant sur 750 ch pour convaincre les consommateurs et sur sa transmission intégrale dont le comportement est réglable, elle avance un 0-100 km/h en 3,4 s. Sa batterie de 107,8 kWh permettra une puissance de charge de 200 kW. Des chiffres toutefois en retrait face à la concurrence allemande constituée des Porsche Taycan et Audi e-tron GT.

Le Silverado se raffine et cible le F-150 Raptor

General Motors (GM) n’a jamais réellement jeté les gants face au Ford F-150 Raptor, malgré l’intérêt marqué que ce genre de véhicules hors route peut susciter. On veut maintenant rectifier le tir avec une toute nouvelle livrée du Chevrolet Silverado tout simplement nommée ZR2.

L’essentiel du travail a été concentré sur la plateforme de ce Silverado qui reçoit l’apport d’amortisseurs DSSV conçus par l’équipementier ontarien Multimatic. Chevrolet en fait également usage sur son Colorado ZR2. L’idée est essentiellement d’assurer la stabilité sur des chemins accidentés et d’augmenter le débattement pour négocier les obstacles. La camionnette pleine grandeur fait cependant toujours usage de ressorts à lames à l’arrière. Des pneus de 33 po conçus pour le mandat sont employés.

Ce nouveau groupe d’options comprend aussi des différentiels avant et arrière, dont le contrôle du blocage est électronique, ainsi que diverses plaques de protection et des parechocs avant et arrière redessinés. Cela assure un angle d’approche d’obstacle de 31,8 °, légèrement mieux que les 31 ° du F-150 Raptor. Les services du V8 de 6,2 L (420 ch) sont retenus dans son cas pour assurer l’entrain.

Un nouvel habitacle

Face au Ram 1500 et au Ford F-150, le Chevrolet Silverado traîne indéniablement la patte au regard du raffinement de son habitacle. Dans un segment qui carbure beaucoup aux versions luxueuses pour assurer son attrait, la marque veut maintenant rectifier le tir avec une mise à jour qui cherche à changer les perceptions.

Chevrolet promet des matières de meilleure qualité et, comme c’est la tendance depuis quelque temps, de plus gros écrans. Les instruments de mesure sont projetés par un écran de 12,3 po configurable, alors que le système d’infodivertissement voit son écran rectangulaire grandir à 13,4 po. Ce dernier sera en outre compatible avec l’assistant Google. Côté sécurité, le système de conduite semi-autonome Super Cruise fera aussi son entrée dans la fiche d’options du modèle. Le bouquet de mécaniques reste pour sa part essentiellement inchangé, hormis pour le quatre-cylindres turbo de 2,7 L qui voit son couple grimper à 420 lb-pi (puissance de 310 ch). Ce gain fait augmenter sa capacité de remorquage théorique à 6033 kg, selon la version. En vente au printemps 2022.

La Nissan Leaf voit ses prix nettement diminuer

Alors qu’une tendance inflationniste des prix des véhicules neufs se fait sentir, Nissan Canada a choisi d’aller à contre-courant en retranchant des milliers de dollars au prix des diverses versions de sa Nissan Leaf 2022.

Cette décision est de toute évidence prise en réaction à l’arrivée récente d’une Chevrolet Bolt nettement plus abordable en accoutrement de série. Ainsi, la version SV de la Leaf voit son prix descendre à 39 590 $ (frais afférents compris), sans tenir compte des mesures incitatives gouvernementales. C’est quelques centaines de dollars de moins que la Bolt, qui commande un prix d’entrée de 40 348 $. Cela dit, la Bolt est loin devant au chapitre de l’autonomie avec 417 km comparativement à 240 km pour la  Nissan.

Si l’on veut obtenir la batterie de 62 kWh, qui pousse son rayon d’action à 383 km, le prix augmente en parallèle à 42 160 $, ce qui demeure plus élevé que le coût de la Bolt. Qu’à cela ne tienne, on ne peut que se réjouir de ce vent de démocratisation qui souffle sur l’électrique.

Subaru : au tour du Forester d’enfiler les bottes de randonnée

À en juger par la série de modèles qui adoptent des versions plus axées sur le hors-route, l’image de baroudeur fait vendre. Bien au fait de la chose, Subaru a récemment présenté son Forester Wilderness, second modèle de sa gamme à recevoir cette étiquette.

Ne vous attendez cependant pas à pouvoir suivre un Ford Bronco ou un Jeep Wrangler dans un sentier reculé et escarpé : cette sous-gamme cherche surtout à légèrement bonifier les aptitudes de certains modèles au penchant utilitaire.

Dans le cas du Forester, cela se traduit d’abord par une augmentation de sa capacité de remorquage de 680 kg à 1360 kg. Pour ce faire, un refroidisseur d’huile a été greffé à la transmission. Le même quatre-cylindres de 2,5 L (182 ch) de la livrée de série est utilisé.

Dans le but d’assurer une plus grande nervosité à basse vitesse, Subaru s’est concentré sur la démultiplication de la boîte CVT, de la boîte de transfert ainsi que du différentiel arrière. Cela s’ajoute à une garde au sol relevée à 22,9 cm, ce qui est légèrement mieux que celle d’un Jeep Cherokee. Diverses plaques de protection sont aussi boulonnées sous le châssis pour protéger les organes mécaniques. L’adhérence est assurée par des pneus plus performants sur des surfaces moins hospitalières.

Le Subaru Forester Wilderness sera mis sur le marché dès cet automne à un prix qui devrait avoisiner les 40 000 $.

À mettre à votre calendrier

Le Salon du véhicule électrique de Montréal inaugure le retour des salons automobiles à Montréal cette fin de semaine. L’évènement, qui se tiendra du 17 au 19 septembre au Stade olympique, regroupe nombre de modèles électriques et hybrides.

Plusieurs nouveautés seront exposées et des essais routiers seront également offerts afin de démystifier les idées préconçues sur ces véhicules qui deviendront progressivement une masse de plus en plus importante dans le paysage automobile québécois.

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