COVID-19

De moins en moins de gens hospitalisés

Les hospitalisations liées à la COVID-19 poursuivent leur baisse graduelle au Québec, frisant maintenant le seuil des 1900 patients. À quelques jours de la fin du masque obligatoire dans les lieux publics, ce chiffre devrait continuer de diminuer dans le réseau de la santé.

Québec a en effet observé lundi une baisse de 16 hospitalisations : il y a eu 85 nouvelles entrées et 101 sorties. À ce jour, 1910 patients demeurent hospitalisés, dont 66 se trouvent aux soins intensifs, un chiffre demeuré stable par rapport à la veille (neuf entrées, neuf sorties).

Pour l’heure, ces 1910 personnes hospitalisées représentent une baisse de 12 % sur une semaine. Aux soins intensifs, les 66 patients représentent une baisse de 15 % sur une semaine.

D’ailleurs, selon l’évolution actuelle des choses, le nombre de personnes hospitalisées devrait continuer de diminuer au cours des prochains jours, le nombre de sorties continuant de surpasser les admissions. On recense en moyenne 37 patients de moins chaque jour.

Fait à noter : environ 42 % des patients atteints de la COVID-19 hospitalisés ont été admis en raison du coronavirus. À l’inverse, 58 % des patients ont été hospitalisés pour une autre raison, mais se sont avérés positifs à la COVID-19. Aux soins intensifs, cette même proportion est de 59-41 %.

Les cas, les décès, les tests rapides

Selon le décompte des autorités, la province a également recensé lundi 622 nouveaux cas de COVID-19, ce qui porte la moyenne quotidienne à 1143. La tendance est ainsi en baisse de 25 % sur une semaine. Ces chiffres ne reflètent vraisemblablement qu’une partie des infections totales, en raison de l’accès limité aux tests de dépistage par PCR. Samedi, la Santé publique a néanmoins réalisé 10 694 tests de dépistage, un chiffre relativement stable par rapport à la moyenne hebdomadaire.

Quant à eux, les 4 nouveaux décès rapportés lundi portent la moyenne quotidienne calculée sur sept jours à 19. La tendance est stable sur une période d’une semaine.

D’ailleurs, la part des tests de dépistage par PCR s’avérant positifs à la COVID-19 demeure très élevée, à 7,6 %. En plus des cas dépistés par tests PCR, 1223 personnes ont également rapporté au cours de la fin de semaine avoir obtenu un résultat positif à un test rapide. Les cas autodéclarés, qui ne sont pas inclus dans les cas rapportés quotidiennement, ont diminué de 29 % depuis une semaine.

Jusqu’ici, plus de 205 280 tests rapides ont été autodéclarés sur la plateforme du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). Du nombre, plus de 168 045 ont présenté un résultat positif à la maladie.

Au total, 6357 travailleurs de la santé sont toujours absents pour des motifs liés à la COVID-19, soit un retrait préventif, un isolement, ou parce qu’ils sont toujours en attente de résultats de dépistage.

Côté vaccination, 7586 doses supplémentaires ont été administrées dimanche. La campagne de vaccination continue de ralentir rapidement, les quatrièmes doses étant de moins en moins sollicitées. Le Québec administre en moyenne 19 000 doses par jour, en baisse de 27 % depuis une semaine. À ce jour, 83,3 % des Québécois ont reçu deux doses, mais seulement 51,7 % en ont trois et 10,8 % ont quatre doses. Si on inclut les personnes vaccinées à l’extérieur de la province, on s’approche maintenant du cap des 20 millions de doses administrées depuis le début de la pandémie.

Vers la fin du masque

Le tout survient au moment où les Québécois n’auront plus à porter le masque dans les lieux publics, soit dès le 14 mai, dans quatre jours. Il demeurera toutefois obligatoire pour le moment dans le réseau de la santé et les transports en commun.

« Même si le port du masque n’est plus obligatoire dans les lieux publics, ça ne veut pas dire qu’il y a une interdiction de l’utiliser. Il va plutôt être facultatif. Et on pourra bien sûr le porter par choix personnel ou par souci de protéger les autres », a dit mercredi dernier le directeur national de santé publique par intérim, le DLuc Boileau, en conférence de presse.

A priori, le couvre-visage demeurera aussi obligatoire pour les personnes qui sont en isolement pour 10 jours en raison de la COVID-19. La Santé publique continuera également de recommander le port du masque dans différentes situations, comme lors de contacts auprès de personnes vulnérables.

Dans le réseau scolaire et les centres de la petite enfance, les élèves et le personnel n’auront plus à porter le masque dès le 16 mai. La même logique s’appliquera pour le transport scolaire. Dans les transports en commun, l’objectif du gouvernement est de retirer le port du masque obligatoire « au cours du printemps ».

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