Musée McCord : une institution culturelle ancrée dans la communauté depuis 100 ans

Inauguré le 13 octobre 1921, le Musée McCord est né de la vision d’un collectionneur passionné, David Ross McCord, qui souhaitait mettre en valeur l’histoire et les cultures de son pays et faire ainsi œuvre de rassembleur. Ne ménageant ni son temps ni sa fortune, il entreprend vers 1878 la recherche des objets les plus beaux et les plus significatifs sur le plan historique qu’il peut trouver à travers le pays.

L’Université McGill accepte le don de cette collection en 1919. Le 13 octobre 1921, le McCord National Museum ouvre ses portes. Le Musée McCord changera plusieurs fois de bâtiment avant de s’installer en 1971 dans l’immeuble actuel situé au 690, rue Sherbrooke Ouest, lequel sera rénové et agrandi de 1989 à 1992. En 1987, il devient un musée privé autogéré, doté d’un conseil d’administration indépendant, grâce à l’appui généreux de la Fondation de la famille J. W. McConnell.

Aujourd’hui, les collections historiques qu’il conserve, restaure, catalogue et diffuse figurent parmi les plus importantes en Amérique du Nord. Les collections Archives, Art documentaire, Costume, mode et textiles, Cultures autochtones, Culture matérielle et Photographie rassemblent 200 000 objets et œuvres d’art, 2 150 000 photographies, 3 500 livres rares et 340 mètres linéaires d’archives textuelles, et incluent les collections du Musée Stewart et du Musée de la mode, avec lesquels le Musée McCord s’est fusionné au cours des dernières années.

En tant que musée d’histoire sociale, le Musée McCord célèbre la vie à Montréal, ses gens et ses communautés, d’hier et d’aujourd’hui. En phase avec l’évolution de la société, il propose des expositions et des activités posant un regard critique et inclusif sur notre histoire. Depuis plusieurs années, il s’est d’ailleurs engagé dans une démarche d’autochtonisation et de décolonisation de ses pratiques, laquelle est appelée à s’accentuer.

Pour souligner ce centenaire, le Musée propose une programmation spéciale, en collaboration avec la SAQ, qui se poursuivra jusqu’à l’automne 2022. « Avec cette programmation du 100e anniversaire, nous souhaitons susciter des échanges, créer des liens entre les communautés et célébrer les collections du Musée. Nous sommes notamment très fiers de présenter notre nouvelle exposition permanente Voix autochtones d’aujourd’hui : savoir, trauma, résilience », ajoute Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction du Musée McCord.

En guise de cadeau au public, l’accès au Musée sera gratuit durant 100 jours – du 13 octobre 2021 au 19 janvier 2022 – grâce au soutien de BMO Groupe financier.

Actualités économiques

TFI International, cadeaux déroutés, prix de l’énergie et satellites

Quelques nouvelles économiques du jour

TFI s’agrandit

Le spécialiste québécois du camionnage et de la logistique TFI International continue d’accroître sa taille en mettant la main sur l’entreprise de transport SGT 2000, fondée en 1988 et établie à Saint-Germain-de-Grantham, dans le Centre-du-Québec. Cette transaction, dont le prix n’a pas été précisé, n’a pas encore été annoncée officiellement, mais le président et fondateur de SGT 2000, Denis Coderre, a confirmé avoir accepté l’offre du géant autrefois connu sous le nom de TransForce. « Cela faisait quelques mois que je songeais à vendre, a-t-il dit, au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse. Je n’avais pas de relève du côté de mes enfants. C’est ce qui m’a incité à vendre. » M. Coderre a expliqué qu’il demeurait en poste aux commandes de SGT 2000, qui compte quelque 300 employés et qui offre des services de transport, d’entreposage et de logistique en Amérique du Nord. Les acquisitions sont au cœur de la croissance de TFI International qui, par l’entremise de ses nombreuses filiales, est présente au Canada, aux États-Unis ainsi qu’au Mexique.

— Julien Arsenault, La Presse

Des navires pleins de cadeaux de Noël déroutés d’un port anglais trop encombré

Plusieurs porte-conteneurs géants, pleins de marchandises pour Noël, ont dû être redirigés depuis Felixstowe (est de l’Angleterre) vers des ports européens à cause d’embouteillages dans ses terminaux, causés par la pandémie et le Brexit. « Afin de nous assurer que les marchandises seront largement disponibles au Royaume-Uni pour le Vendredi fou et Noël, nous avons commencé à rediriger chaque semaine un de nos trois gros navires faisant escale à Felixstowe », a expliqué mardi à l’AFP un porte-parole de Maersk, la plus grande société de transport par conteneurs au monde. Ces gros cargos accostent alors dans d’autres ports du continent, comme Rotterdam ou Anvers, puis la marchandise est transférée dans « des navires plus petits qui la ramènent à Felixstowe », où il y a de la place pour de plus petits bateaux. « Nous avons dû interrompre les opérations sur un navire parce qu’il n’y avait nulle part où décharger les conteneurs », a confié le responsable du réseau maritime est-ouest de Maersk, Lars Mikael Jensen. Selon le porte-parole du groupe, la « congestion des ports s’est généralisée dans le monde entier depuis les perturbations créées par la pandémie sur les chaînes d’approvisionnement mondiales », mais « Felixstowe fait partie des trois ou quatre ports les plus touchés au monde », alors que le port traite 36 % du volume du fret maritime britannique par conteneur.

— Agence France-Presse

Les prix de l’énergie devraient reculer au début de 2022, prédit l’économiste en chef du FMI

La hausse des prix de l’énergie pèse sur les ménages, mais ne devrait pas conduire à une crise semblable à celle des années 1970, estime Gita Gopinath, économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), qui s’attend à une modération « d’ici la fin du premier trimestre 2022 ». La reprise de l’économie mondiale est marquée par un fort rebond de la demande, qui s’était effondrée l’an passé avec la paralysie de l’activité dans un effort pour contenir la propagation de la pandémie, a rappelé Mme Gopinath au cours d’une interview avec l’AFP. Un hiver long et froid suivi d’un été particulièrement chaud a conduit à une plus forte demande dans le secteur de l’énergie et a épuisé les stocks, notamment les réserves de gaz en Europe. De plus, « cette reprise est vraiment unique en son genre », a souligné l’économiste du FMI. De nombreux secteurs peinent à trouver de la main-d’œuvre malgré une demande élevée, en raison entre autres de la crainte d’être infecté par la COVID-19, ce qui a conduit à d’importantes perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales. « Ce genre de pénuries alimente la pression sur les prix » dans différentes parties du monde – en Allemagne, aux États-Unis, au Japon, indique l’économiste.

— Agence France-Presse

Toujours plus de satellites pour observer la Terre

La société américaine Planet, qui exploite déjà 200 satellites d’observation quotidienne de la Terre depuis l’espace, a annoncé mardi vouloir lancer une nouvelle flotte de satellites plus précis encore, capables de distinguer jusqu’au marquage au sol des routes. Cette nouvelle fonction, offerte à partir de 2023, pourra par exemple être utilisée par l’un des principaux clients de Planet, Google, pour son service de cartographie Google Maps. « Il s’agit d’un tout nouveau satellite », a déclaré à l’AFP Robbie Schingler, ancien de la NASA et cofondateur de Planet en 2010. « Les données sont plus rapides, la résolution est meilleure. » L’annonce, faite à l’occasion de la conférence annuelle de l’entreprise, souligne le dynamisme du marché des nanosatellites, en plein boom. Leurs applications peuvent être multiples : d’ordre environnemental (repérer les défricheurs illégaux de forêts, observer l’état des cultures…), mais aussi de défense (surveiller les mouvements de troupes, l’activité d’un aéroport…). Ils peuvent aussi aider à soutenir des opérations de secours, par exemple grâce à l’observation de la propagation d’un incendie. Planet compte déjà une flotte de 180 satellites baptisés « Dove » (colombe), qui prennent chaque jour une photographie de la planète entière, ainsi que 21 satellites pouvant être utilisés pour photographier un endroit en particulier, jusqu’à 10 fois par jour. La nouvelle flotte, qui a été nommée « Pelican », constitue une extension modernisée de ces 21 satellites, qui ont une durée de vie de cinq à six ans et dont les premiers avaient été lancés en 2014. Environ deux heures s’écoulent actuellement entre la prise d’une photo et sa transmission. Les nouveaux satellites, conçus et fabriqués par Planet, « seront meilleurs », a déclaré Robbie Schingler, sans vouloir révéler le nouveau délai réduit. Ils pourront également aller au-delà des 10 photographies par jour.

— Agence France-Presse

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