Acutalités économiques

Activité au port, Warren Buffett, Wealthsimple et croissance américaine

Quelques nouvelles économiques du jour

Baisse de l’activité au port de Montréal en 2020

Le port de Montréal a manutentionné 35,1 millions de tonnes de marchandises en 2020, une baisse de 13,5 % par rapport aux 40,6 millions de 2019, mettant fin ainsi à une série de six années records consécutives. « On sait déjà que 2021 ne sera pas une année record », a indiqué le président-directeur général de l’Administration portuaire de Montréal (APM), Martin Imbleau, qui dévoilait lundi les résultats financiers de l’APM. Forcés au retour par une loi spéciale après une grève de cinq jours, les débardeurs ont repris graduellement le travail en fin de semaine. « C’est un PDG soulagé qui s’adresse à vous ce matin avec la reprise des activités », a lancé le nouveau président, en poste depuis janvier. Le blocus ferroviaire de début d’année, la pandémie, la crise économique et le conflit de travail des débardeurs ont tour à tour affecté les activités du port en 2020. À lui seul, le secteur des conteneurs a chuté de 5,5 % par rapport à 2019, avec 14,3 millions de tonnes manutentionnées en 2020. C’est toutefois le vrac liquide qui a le plus souffert de l’année pandémique. Avec la manutention de 12,4 millions de tonnes, ce secteur a connu une baisse de 24 %, « attribuable essentiellement à la chute de la consommation des produits énergétiques, due aux mesures de confinement », a commenté Martin Imbleau.

— Marc Tison, La Presse

Warren Buffett désigne le Canadien Greg Abel comme successeur

La prochaine tête de l’immense holding financier américain Berkshire Hathaway se nommera Greg Abel, a indiqué lundi le milliardaire Warren Buffett à la chaîne américaine CNBC, mettant fin à un suspense qui dure depuis plusieurs années au sujet de son successeur. « Les dirigeants s’accordent à dire que si quelque chose devait m’arriver ce soir, Greg serait aux commandes demain matin », a affirmé à la chaîne de télévision Warren Buffett, sixième fortune mondiale avec 103,7 milliards US, selon le classement Forbes. Quelques indices en ce sens avaient émergé de l’assemblée générale des actionnaires de l’entreprise durant le week-end en compagnie de son ami et partenaire en affaires de toujours Charles Munger, sans pour autant pouvoir en conclure qu’il s’agirait d’une succession formelle. L’homme d’affaires américain, surnommé « l’Oracle d’Omaha », ajoute qu’Ajit Jain, actuellement le dirigeant de la division Assurances du groupe, prendrait les rênes en cas d’incapacité de M. Abel. Warren Buffett, 90 ans, met ainsi fin à un suspense qui durait depuis des années sur son prochain remplaçant à la tête de Berkshire Hathaway. Greg Abel s’est joint à l’entreprise en 1992 au sein de sa division Énergie et chapeaute depuis plus de trois ans toutes les activités ne relevant pas de l’assurance.

— Agence France-Presse

Wealthsimple mobilise 750 millions

Wealthsimple a annoncé lundi avoir mobilisé 750 millions dans le cadre d’un accord de financement qui comprend plusieurs nouveaux investisseurs en capital de risque ainsi que certaines célébrités, notamment le chanteur Drake et l’acteur Ryan Reynolds. L’accord valorise la société de services financiers à 5 milliards. Wealthsimple a précisé que le financement avait été dirigé par Meritech et Greylock et comprenait les nouveaux investisseurs DST Global, Sagard, Iconiq, Dragoneer, TCV et iNovia, ainsi que d’autres. En plus de Drake et M. Reynolds, l’acteur Michael J. Fox, les joueurs de basketball de la NBA Kelly Olynyk et Dwight Powell et le hockeyeur de la LNH Patrick Marleau investissent dans l’entreprise. Un groupe de sociétés de Power Corporation du Canada composé de Power Corporation, de la Financière IGM et de Great-West Lifeco est le principal actionnaire de Wealthsimple, avec une participation combinée de 62 % et 76 % des droits de vote. Une fois que l’opération annoncée lundi sera conclue, la participation de ce groupe passera à 43 %, et il détiendra 60 % des droits de vote.

— La Presse Canadienne

Vers la plus forte croissance en 40 ans aux États-Unis ?

Le produit intérieur brut (PIB) des États-Unis pourrait croître de 7 % en 2021, son rythme le plus rapide depuis le début des années 1980, a prévenu lundi le président de la Réserve fédérale de New York, John Williams. « Avec des conditions financières accommodantes, un soutien budgétaire solide et les vaccinations, je pense que le taux de croissance économique de cette année sera le plus rapide que nous ayons connu depuis le début des années 1980 », a-t-il déclaré lors d’un discours par visioconférence. Ajustée de l’inflation, la croissance du PIB devrait, selon lui, tourner autour de 7 %. Le produit intérieur brut a enregistré au premier trimestre une hausse de 6,4 % en rythme annualisé, mesure qui permet de projeter la croissance annuelle si le rythme se maintient. Par ailleurs, alors que certaines craintes persistent quant à une trop forte hausse des prix, le président de l’antenne new-yorkaise de la banque centrale a également jugé « important de ne pas surréagir à [la] volatilité des prix résultant des circonstances uniques de la pandémie ». L’inflation sur un an a atteint 2,3 % en mars, selon l’indice PCE, dépassant l’objectif de 2 % de la banque centrale américaine. Mais pour John Williams, il vaut mieux « rester concentrés sur la tendance » de la courbe des prix. Les chiffres de l’emploi en avril seront publiés vendredi, et un million de créations d’emplois sont attendues.

— Agence France-Presse

La Scotia investit davantage au Chili

La Banque Scotia a annoncé lundi avoir signé un accord pour acheter à la famille Said une participation supplémentaire de 7 % dans ses activités au Chili, menées sous l’enseigne Scotiabank Chile. L’accord portera à 83 % la participation de la Scotia dans ses activités chiliennes. La banque a précisé que la transaction était évaluée à environ 500 millions. Le chef de la direction de la Banque Scotia, Brian Porter, a affirmé que la présence de la banque au Chili était le principal pilier de ses activités internationales. La banque torontoise a précisé que l’accord appuyait son orientation stratégique, qui consiste à concentrer ses activités sur les marchés où elle est présente et peut prendre de l’expansion afin d’offrir la meilleure valeur aux clients.

— La Presse Canadienne

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