Russie

« Le nombre de nouveaux cas augmente […] et ce qui est le plus préoccupant, c’est que le taux de mortalité augmente aussi. »

— Le président de la Russie, Vladimir Poutine, dont le pays a enregistré mercredi un nouveau record de décès dus à la COVID-19, avec 456 morts en 24 heures. (AFP)

COVID-19

Le confinement en Belgique donne des résultats

« Tous les indicateurs sont en baisse » : les mesures de confinement imposées fin octobre en Belgique pour lutter contre la propagation de la pandémie de COVID-19 donnent des résultats, ont annoncé mercredi les autorités sanitaires. « Pour la première fois depuis des semaines, voire depuis plusieurs mois, tous les indicateurs vont dans la bonne direction, c’est-à-dire qu’ils sont tous en baisse : le nombre d’infections, d’hospitalisations et – pour la première fois – le nombre de décès », a souligné leur porte-parole Yves Van Laethem. Le premier ministre Alexander de Croo avait toutefois écarté la semaine dernière un assouplissement des restrictions. Les écoles ont rouvert leurs portes depuis lundi et les autorités attendent de savoir si cette mesure a une incidence sur la propagation du virus. La fermeture des bars, des restaurants et des cafés, l’obligation de travailler à domicile lorsque cela est possible, la limitation des contacts sociaux et la fermeture des commerces jugés non essentiels se sont révélées efficaces. La Belgique est passé de la première à la 14e position en Europe pour le nombre d’infections, avec une moyenne quotidienne de 4805 cas sur sept jours, et le nombre des décès a légèrement diminué de 5 %, au cours des sept derniers jours, pour atteindre une moyenne quotidienne de 185. — Agence France-Presse

Haïti

La police disperse violemment une manifestation de l’opposition

La police haïtienne a dispersé avec violence une manifestation de l’opposition qui défilait mercredi dans les rues de Port-au-Prince pour réclamer le départ du pouvoir du président et dénoncer le climat d’insécurité. Depuis l’intérieur d’une voiture circulant à grande vitesse, des agents de la police nationale haïtienne (PNH) ont tiré à hauteur d’homme en direction des manifestants qui progressaient pacifiquement sur un des axes majeurs de la capitale haïtienne, a constaté une journaliste de l’AFP. Le cortège de plusieurs centaines de personnes a ensuite été dispersé par des grenades lacrymogènes lancées par les forces de l’ordre. « Nous sommes en dictature : imaginez une population qui manifeste avec les mains en l’air pour dire qu’elle refuse la situation et voilà que des agents de la police sont venus tirer sur elle », dénonce Félicien Joubert, un manifestant. Avant l’intervention musclée de la police, les habitants, qui avaient répondu à l’appel à la mobilisation lancé par l’opposition politique, dénonçaient unanimement l’insécurité qui gangrène le pays. « On ne peut pas accepter d’être chacun de notre côté à rassembler l’argent d’une potentielle rançon. Personne n’est à l’abri dans le pays. Pourquoi l’État ne peut pas garantir la sécurité de tous les Haïtiens ? », demande Wilber Saint Fort, un autre manifestant.

— Agence France-Presse

Guerre en Afghanistan

Des forces australiennes ont « tué illégalement » 39 civils afghans

Le plus haut responsable militaire de l’Australie a admis jeudi l’existence de preuves crédibles établissant que ses forces spéciales avaient « tué illégalement » au moins 39 civils afghans et non-combattants, après la publication d’une enquête menée pendant des années. « Au peuple afghan, au nom de la force de défense australienne, je présente sincèrement et sans réserve mes excuses pour tout acte répréhensible de la part de soldats australiens », a déclaré le général Angus Campbell. « Certaines patrouilles ont fait fi de la loi, des règles ont été enfreintes, des histoires inventées, des mensonges racontés et des prisonniers tués », a ajouté le chef de l’armée australienne. Les 25 membres des forces spéciales accusés de méfait dans 23 incidents ont laissé une « tache » sur leur régiment, sur les forces armées et sur l’Australie, a-t-il ajouté, recommandant des poursuites pour crimes de guerre. Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, plus de 26 000 soldats australiens en uniforme ont été envoyés en Afghanistan pour combattre aux côtés des forces américaines et alliées contre les talibans, Al-Qaïda et d’autres groupes islamistes. Les troupes de combat australiennes ont quitté le pays en 2013, mais depuis, une série de récits souvent brutaux ont émergé à propos de la conduite des unités d’élite des forces spéciales.— Agence France-Presse

Nicaragua

Iota a achevé de détruire ce qui avait résisté à Êta

« Comme un film d’horreur » : à Bilwi, dans le nord-est du Nicaragua, les habitants errent parmi les décombres laissés par l’ouragan Iota, qui a achevé de détruire le peu qui avait résisté il y a deux semaines au passage d’Êta.

Mercredi, les habitants de cette ville de la côte caribéenne, qui compte normalement 40 000 habitants, ont quitté les abris où ils avaient trouvé refuge pour tenter de récupérer « ce que Iota n’a pas emporté ».

La ville portuaire a subi pendant plus de huit heures les assauts de vents terrifiants et de pluies diluviennes déversés par l’ouragan qui a fait au moins 18 morts dans ce pays d’Amérique centrale.

Après avoir amassé de l’énergie sur les eaux chaudes de la mer des Caraïbes, Iota a touché terre lundi au Nicaragua. Il était alors un ouragan de catégorie 5, la plus élevée de l’échelle de Saffir-Simpson.

« On aurait dit qu’on était en guerre, le son trépidant du vent qui arrachait les toits, les arbres et les poteaux électriques », a raconté à l’AFP Edgard Ayesta.

Maisons emportées

Les vents ont emporté le toit de sa maison construite en dur et située à 200 mètres du quai de la ville. Les maisons de bois et de tôle du quartier, elles, n’ont pas résisté. À leur place, la mer a laissé un amas de boue, de pierres, de troncs d’arbre et de barques renversées.

« Il n’y a plus rien, l’ouragan a emporté toutes les maisons qui étaient sur la côte », a expliqué à l’AFP Esteban Moore, qui a lui-même perdu sa maison et ne sait pas comment il pourra en reconstruire une autre.

Pour David Muller, un autre habitant, le passage de Iota a été « comme un film d’horreur ». « Il a plu intensément et le vent frappait fort jusqu’à ce qu’il emporte une partie du toit, mais la maison en dur a résisté à la charge. On a eu très peur », raconte-t-il.

Quelques heures après le passage de l’ouragan, le ciel restait nuageux et les pluies persistantes. Mercredi, la ville était toujours sans électricité ni eau, totalement isolée du reste du pays. Depuis mardi, les liaisons cellulaires ont été rétablies.

Anxieux et fatigués, les habitants de Bilwi tentaient mercredi d’obtenir sur leur téléphone des informations sur une autre dépression en formation sur la mer des Caraïbes. A priori moins menaçante, elle n’en provoque pas moins l’inquiétude.

— Agence France-Presse

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